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BRUXELLES, 9 juillet (EUROPA PRESS) –
La Commission européenne a proposé jeudi d'établir un nouveau régime de sanctions permettant de geler les avoirs et d'interdire l'entrée dans l'Union européenne aux personnes impliquées dans des délits graves tels que le trafic de migrants, la traite des êtres humains, le trafic de drogue ou le blanchiment d'argent du crime organisé.
L'objectif est que ce régime – qui a encore besoin du soutien unanime des 27 pour être adopté – permette de réagir de manière « coordonnée » pour pouvoir activer des sanctions « rapides, proportionnées et revues périodiquement ».
Concrètement, les mesures coercitives possibles dans ce cadre seraient, d'une part, le gel des avoirs et l'interdiction de mettre des fonds ou d'autres ressources économiques à la disposition des personnes ou entités répertoriées et, d'autre part, l'interdiction de voyager pour empêcher l'entrée ou le transit par les États membres des personnes répertoriées.
L'exécutif communautaire, qui a élaboré la proposition en collaboration avec le haut représentant pour la politique étrangère de l'UE et vice-président de la Communauté, Kaja Kallas, propose que les sanctions punissent « les activités illicites provenant de l'extérieur de l'Union qui, en raison de leur caractère généralisé, systématique ou organisé, constituent une menace grave pour les valeurs de l'Union, pour la sécurité de l'Union et de ses États membres ou pour la sécurité internationale ».
Ils réagiront également aux « conduites liées au trafic illicite de migrants, au trafic d'êtres humains et à d'autres activités liées aux drogues illicites, à la fabrication et au trafic illicites d'armes à feu et au blanchiment d'argent ».
Elles peuvent également être appliquées à l'encontre de « personnes et entités identifiées impliquées dans ces activités, y compris celles qui les dirigent, les dirigent ou les soutiennent en introduisant et en établissant un cadre clair pour les mesures restrictives ».