Le Parlement européen condamne les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité au Soudan et les « atrocités » d'El Obeid


Vote au Parlement européen.

– CHRISTIAN CREUTZ / PARLEMENT EUROPÉEN

MADRID, 9 juillet (EUROPA PRESS) –

Ce jeudi, le Parlement européen a condamné les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité commis dans la guerre civile au Soudan et a notamment dénoncé les « atrocités » des Forces de soutien rapide (RSF) lors du siège de la ville d'El Obeid, appelant l'Union européenne à durcir sa position et à appliquer davantage de sanctions, tout en augmentant l'aide humanitaire au pays.

Dans une résolution approuvée par 476 voix pour, 28 contre et 96 abstentions, le Parlement européen a indiqué sa « condamnation dans les termes les plus fermes » des « crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis au Soudan ». Plus précisément, la résolution met en lumière les « atrocités » qui se produisent lors du siège actuel d'El Obeid par les RSF, face à l'armée soudanaise depuis avril 2023.

En ce sens, les députés ont appelé l'UE à redoubler son aide humanitaire au Soudan et à fournir un financement direct aux organisations locales sur le terrain, tout en soulignant la nécessité d'établir des couloirs humanitaires permettant l'évacuation des civils et l'acheminement du matériel humanitaire.

De même, ils estiment que l'UE doit durcir sa position et imposer des sanctions aux « responsables d'attaques contre des civils et des facilitateurs externes », et pointent spécifiquement du doigt l'entité de sécurité privée émiratie Global Security Services Group, « pour violation de l'embargo sur les armes des Nations Unies ».

Ils appellent également à inscrire RSF sur la liste européenne des organisations terroristes et à exiger que les responsables répondent de leurs actes, réitérant qu'une enquête indépendante sur les crimes de guerre présumés est nécessaire et que la Cour pénale internationale peut étendre sa compétence à l'ensemble du territoire soudanais.

Le Parlement européen, en vue de résoudre le conflit, exhorte les parties belligérantes à « mettre un terme aux attaques contre la population civile, y compris les violences sexuelles, ainsi qu'à la famine qui en résulte », et dénonce « toute ingérence étrangère qui alimente le conflit et exige que les pays cessent tout soutien aux RSF, notamment par la fourniture d'armes ».