Bruxelles demande à la CJUE d'infliger une amende à l'Espagne pour non-respect des réglementations en matière de cybersécurité dans les secteurs critiques


Archive – Siège de la Commission européenne à Bruxelles.

– Alicia Windzio/dpa – Archives

BRUXELLES, 8 juillet (EUROPA PRESS) –

La Commission européenne a annoncé mercredi qu'elle porterait plainte contre l'Espagne devant la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) et demanderait une sanction financière pour non-respect des règles communautaires visant à renforcer la cybersécurité dans les secteurs critiques, une réforme que les États membres auraient dû transposer dans leur législation au plus tard en octobre 2024.

La directive SRI 2 sur la sécurité des réseaux et des systèmes d'information vise à renforcer la cybersécurité du bloc en établissant des normes strictes pour les entités opérant dans dix-huit secteurs critiques, parmi lesquels la santé, l'énergie, les transports et le secteur public.

Bruxelles prévient dans un communiqué que sa pleine application est essentielle pour améliorer la résilience de l'UE et les moyens de réponse en cas d'incidents impliquant des entités publiques et privées opérant dans ces secteurs critiques et de l'UE dans son ensemble.

Outre l'Espagne, la France, l'Irlande et les Pays-Bas n'ont pas notifié à temps la transposition de la réglementation malgré les avertissements répétés de la Commission européenne, raison pour laquelle l'institution décide désormais de les saisir de la CJUE pour demander une amende pour non-respect.

L'affaire remonte à novembre 2024, lorsque Bruxelles a entamé des procédures d'infraction en adressant aux autorités nationales des lettres de convocation, les avertissant des irrégularités et leur accordant un premier délai de deux mois pour les modifier.

Finalement, l'Exécutif a attendu mai 2025 avant de passer à l'étape suivante dans le dossier des sanctions, qui consiste à envoyer un avis motivé pour donner plus de temps au dialogue avec les pays non conformes pour trouver une solution. Malgré cela, l’absence de progrès plus d’un an plus tard conduit Bruxelles à saisir la justice européenne.