– David Zorrakino – Europa Press – Archives
MADRID, 8 juillet (EUROPA PRESS) –
Le secteur national de la viande bovine d'Asaja a manifesté sa « profonde préoccupation » face à l'entrée sur le marché européen de viande en provenance du Brésil suite aux alertes liées à l'utilisation de substances interdites dans l'Union européenne, et a exigé que le ministère de l'Agriculture et les institutions européennes « suspendent immédiatement ces importations ».
Plus précisément, l'organisation a souligné dans un communiqué que « lorsqu'une non-conformité est détectée qui affecte la sécurité alimentaire, la traçabilité et la confiance des consommateurs, la réponse doit être immédiate ».
De même, il a dénoncé qu'il ne peut y avoir « deux mesures : une exigence maximale envers les agriculteurs européens et une tolérance envers les produits de pays tiers qui ne garantissent pas les mêmes contrôles ».
Ainsi, l'organisation a jugé « inacceptable » que le secteur espagnol de l'élevage soit soumis à des réglementations de plus en plus exigeantes en matière de santé, de bien-être animal, de durabilité, de traçabilité et de transport, « alors que les importations de viande en provenance de pays dont les systèmes de production n'offrent pas de garanties équivalentes restent ouvertes ».
Il a par ailleurs prévenu que ce problème ne peut être posé uniquement comme une question de concurrence déloyale pour les éleveurs, soulignant qu'il s'agit « d'une question de sécurité alimentaire, de défense des consommateurs et de crédibilité du modèle de production européen ».
En ce sens, le secteur Asaja a critiqué « l'incohérence de la politique européenne », qui continue d'accroître les obligations envers les éleveurs communautaires, avec de nouvelles exigences en matière de bien-être animal, de transport ou de durabilité, tout en favorisant les accords commerciaux et en maintenant les importations en provenance de pays comme le Brésil ou l'Argentine « sans réelle réciprocité ».