– César Vallejo Rodríguez – Europa Press
MADRID, 6 juillet (EUROPA PRESS) –
Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et de l'Union européenne, José Manuel Albares, a exhorté lundi le PP à « éviter de nuire à l'Espagne » et à soutenir l'approbation du Traité d'amitié et de coopération avec la France au Sénat jeudi prochain.
Albares a accusé le principal parti d'opposition de « retarder et entraver » le traité et lui reproche de « s'opposer » aux Espagnols, aux investissements, aux entreprises et aux touristes. C'est ce qu'a exprimé le ministre des Affaires étrangères dans un message en « X ».
« Il le fait contre les 330 000 Espagnols en France et un million de frontaliers et leur mobilité. Contre notre principal partenaire commercial et destination des exportations », a-t-il soutenu.
Après son approbation au Congrès le 18 juin, il doit maintenant être présenté au Sénat, où le PP dispose de la majorité absolue. S'il est rejeté, il faudra qu'il y ait un vote final à la Chambre basse et là, le gouvernement aura besoin d'une majorité absolue, ce qui nécessitera une fois de plus le vote en faveur de tous ses partenaires.
PRÉSENCE DE MEMBRES DU GOUVERNEMENT FRANÇAIS AU CONSEIL DES MINISTRES
« Nous continuons à entretenir les mêmes doutes sur la constitutionnalité de l'article 2.4 » du Traité, a exprimé le député 'populaire' Ricardo Tarno lors du débat pour l'approbation de la première lecture du traité. De même, il a ajouté que le « populaire » ne sait pas clairement qu'il respecte plusieurs articles de la Constitution tels que 13.2, 23.2 et 98.1.
Concrètement, l'article 2.4 du Traité prévoit qu'un membre du Gouvernement de l'une des parties sera invité au Conseil des Ministres de l'autre partie, au moins une fois tous les trois mois et à tour de rôle. Face à ces doutes sur la constitutionnalité de la participation de citoyens d'un autre pays au Conseil des ministres, les ministres des Affaires étrangères sont parvenus à un accord sur la manière d'interpréter ledit article.