Abascal (AEB) appelle à promouvoir la tokenisation dans l'UE pour moderniser et intégrer les marchés


La directrice générale de l'AEB, María Abascal, appelle à promouvoir la tokenisation dans l'UE pour moderniser et intégrer les marchés

-AEB

MADRID, 15 juin (EUROPA PRESS) –

La directrice générale de l'Association bancaire espagnole (AEB), María Abascal, a défendu ce lundi une réponse coordonnée au niveau européen pour profiter de tout le potentiel qu'offre la tokenisation dans le but de moderniser et d'intégrer les marchés financiers, afin qu'ils puissent répondre à tous les besoins stratégiques de l'Europe.

« La tokenisation et la technologie des registres distribués (DLT) peuvent contribuer à moderniser les marchés financiers, à réduire les inefficacités et à renforcer l'intégration, la liquidité et la compétitivité européenne », a-t-il déclaré lors de la conférence sur la numérisation et l'innovation dans les paiements promue par la BCE, inaugurée par sa présidente, Christine Lagarde.

Comme l'a rapporté l'entité dans un communiqué, lors de son discours, Abascal a souligné que la tokenisation représente une opportunité stratégique pour l'Europe, non seulement d'un point de vue technologique, mais aussi pour corriger la fragmentation des marchés, améliorer l'allocation des capitaux et renforcer la capacité de l'Europe à financer ses priorités stratégiques.

De même, il a souligné que le principal goulot d'étranglement pour l'avancement de ce processus n'est pas la technologie, mais l'argent, et a défendu la nécessité de combiner les dépôts symboliques et la monnaie de la banque centrale dans les infrastructures DLT pour garantir des règlements sécurisés avec une capacité d'évolutivité.

Dans ce contexte, elle a opté pour un écosystème hybride dans lequel cohabitent des solutions publiques et privées, avec des dépôts tokenisés comme évolution naturelle, de la monnaie de banque centrale en DLT comme ancre de stabilité, et des stablecoins avec un rôle complémentaire dans des usages spécifiques.

Abascal a également averti que, sans interopérabilité, sans normes communes et sans coordination, l'Europe court le risque de reproduire dans les nouvelles infrastructures numériques les inefficacités dérivées de la fragmentation qui existent déjà dans le système actuel.

Pour cette raison, il a défendu des ajustements réglementaires qui évitent une perte de compétitivité (MiCA, DLT Pilot), une infrastructure de règlement monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) et un rôle actif de la banque centrale en tant que coordinateur de l'écosystème, afin de passer de projets pilotes à une échelle réelle et de construire un système intégré et compétitif basé sur l'euro.