Von der Leyen conditionne la levée des sanctions contre l'Iran à de « réels changements sur le terrain »

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La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s'exprime lors d'une conférence de presse avant le sommet du G7 à Evian – Michael Kappeler/dpa

BRUXELLES, 15 juin (EUROPA PRESS) –

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a conditionné lundi toute levée des sanctions de l'Union européenne contre l'Iran à la démonstration par Téhéran de « réels changements sur le terrain », tant en termes de droits de l'homme qu'en ce qui concerne son programme nucléaire, même si elle a célébré l'accord trouvé entre les États-Unis et l'Iran.

« Nous avons besoin de réels changements sur le terrain avant de penser à la levée des sanctions », a déclaré le chef de l'exécutif communautaire lors d'une apparition aux côtés du président du Conseil européen, António Costa, avant le début du sommet du G7 à Évian, en France.

La conservatrice allemande a rappelé que les sanctions européennes contre l'Iran sont liées aux violations des droits de l'homme et à la prolifération des armes de destruction massive, c'est pourquoi elle a insisté sur le fait que toute révision de ces mesures doit être précédée de changements « crédibles et vérifiables » dans ces deux domaines.

Il a néanmoins réitéré le soutien de Bruxelles à l'accord annoncé entre Washington et Téhéran et a insisté sur le fait que la priorité désormais est son application effective, tout en appelant à la réouverture du détroit d'Ormuz et au rétablissement de la liberté de navigation « sans péages ».

« C'est essentiel pour la stabilité régionale mais aussi pour l'économie mondiale », a ajouté Von der Leyen, qui a également défendu que l'accord devrait servir à mettre fin aux programmes nucléaire et balistique de l'Iran.

« IL NE PEUT PAS Y AVOIR DE PAIX TANT QUE LE LIBAN EST ENCORE EN FEU »

Parallèlement, il a prévenu que cette stabilisation du Moyen-Orient nécessite également la fin de la violence au Liban, estimant qu'il n'y aura pas de paix dans la région tant que le territoire libanais « continuera à brûler ». « Nous demandons un véritable cessez-le-feu et le plein respect de la souveraineté du Liban », a-t-il insisté.

Ce qu'a également affirmé l'ancien Premier ministre portugais, qui a affirmé que l'accord « mettra fin à une guerre très coûteuse » et ouvrira une opportunité d'avancer « vers une paix durable », sans « oublier la tragique situation humanitaire à Gaza ou la grande inquiétude provoquée par l'occupation illégale en Cisjordanie ».