L'Espagne contribuera à hauteur de 50 millions d'euros à l'achat d'armes américaines pour la défense de l'Ukraine


Le ministre des Affaires étrangères, de l'Union européenne et de la Coopération, José Manuel Albares, dans des déclarations aux médias depuis Helsingborg (Suède)

– Christoph Soeder/dpa

HELSINGBORG (SUÈDE), 22 ans (par l'envoyé spécial d'EUROPA PRESS, Iván Zambrano)

Le ministre des Affaires étrangères, de l'Union européenne et de la Coopération, José Manuel Albares, a déclaré vendredi que l'Espagne contribuerait à hauteur de 50 millions d'euros supplémentaires à la Liste des exigences prioritaires de l'Ukraine (ou PURL), une initiative de l'OTAN visant à permettre aux pays européens d'acquérir des armes américaines pour la défense de l'Ukraine.

Après avoir réaffirmé l'engagement de l'Espagne envers l'Ukraine, le chef de la diplomatie espagnole a précisé que notre pays « a engagé 50 millions d'euros supplémentaires » dans le mécanisme PURL pour garantir la défense ukrainienne, un montant qui fait partie des 124 millions d'investissements et de programmes de défense approuvés mardi en Conseil des ministres.

Albares a fait cette annonce dans des déclarations aux médias dans le cadre du sommet des ministres des Affaires étrangères de l'OTAN qui se tient jeudi et vendredi à Helsingborg (Suède), un événement auquel participe également le chef de la diplomatie ukrainienne, Andrii Sybiha, et au cours duquel les alliés abordent la nécessité de maintenir une aide substantielle et durable à l'Ukraine.

En effet, le secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte, a appelé les États membres de l'OTAN à assumer un plus grand fardeau de soutien militaire à l'Ukraine, déplorant que « seulement six ou sept » d'entre eux « font le gros du travail » pour que Kiev puisse faire face à l'invasion russe.

Toujours dans des déclarations aux médias, il a cité en exemple le programme PURL, assurant qu'il sert à envoyer du « matériel crucial » comme des missiles anti-balistiques pour sa défense aérienne. À son avis, «il serait plus juste» si, au sein de l'OTAN, on pouvait constater que tous les alliés intensifient leurs efforts pour aider Kiev.

Dans ce contexte, le Groupe de contact pour l'Ukraine s'est engagé en février dernier à mobiliser 35 milliards de dollars (30 milliards d'euros) pour financer une nouvelle aide militaire à Kiev cette année, avec l'idée de continuer à accroître la « pression sur la Russie » pour que 2026 soit « l'année de la fin de cette guerre ».

Cependant, cette alliance composée de plus de 57 pays n’a pas encore atteint ce chiffre, des pays comme le Royaume-Uni ou l’Allemagne étant ceux qui ont le plus contribué financièrement à Kiev.