-Alberto Paredes-Europa Press
MADRID, 29 avril (EUROPA PRESS) –
Le ministre des Affaires étrangères, de l'Union européenne et de la Coopération, José Manuel Albares, a remis ce mercredi en personne à la présidente du Mexique, Claudia Sheinbaum, la lettre d'invitation pour assister au Sommet ibéro-américain de novembre prochain à Madrid, selon des sources de son ministère.
Albares a rencontré la présidente mexicaine dans le cadre de la visite officielle qu'elle effectue dans le pays aztèque. Cette réunion ne figurait pas dans l'agenda du ministre publié la veille par la Moncloa, dans lequel était prévue une rencontre avec son homologue mexicain, Roberto Velasco Álvarez.
Selon des sources, en plus de « remettre en personne l'invitation du roi Felipe VI à assister au sommet », Albares a eu l'occasion de discuter avec Sheinbaum « de la relation bilatérale ».
La rencontre, un autre signe de la nouvelle étape entamée dans la relation bilatérale après les dernières années de distance due aux désaccords sur la Conquête, a eu lieu moins de deux semaines après le voyage du président mexicain en Espagne pour participer à une réunion de défense de la démocratie avec d'autres dirigeants progressistes.
Sheinbaum, qui n'a pas l'habitude de voyager à l'étranger, a profité de son voyage à Barcelone pour tenir également une réunion bilatérale avec le président du gouvernement, Pedro Sánchez, et a assuré qu'il n'y avait « pas de crise diplomatique » et qu'il n'y en avait pas non plus.
Cette visite n'a été possible qu'après que le roi a reconnu, le 17 mars, qu'il y avait eu « beaucoup d'abus » pendant la Conquête, un geste bien accueilli par le président mexicain, après que son prédécesseur, Andrés Manuel López Obrador, avait exigé par lettre du monarque en 2019 des excuses pour les « torts » commis par les Espagnols au cours de cette période.
Au cours de la journée, l'agenda d'Albares à Mexico comprenait également l'inauguration de l'exposition « La moitié du monde », la même dont l'inauguration à Madrid en octobre dernier, le gouvernement a fait un premier geste envers le Mexique, en parlant de « clair-obscur » dans l'histoire commune et d' »injustice ».
Et c'est lors de sa visite à cette exposition, accompagné de l'ambassadeur du Mexique, Quirino Ordaz, que Felipe VI a reconnu qu'il y avait eu « beaucoup d'abus » pendant la Conquête malgré les lois indiennes adoptées par les Rois catholiques pour protéger la population indigène et a admis que ces comportements, vus dans la perspective et les valeurs actuelles, ne suffisent pas pour se sentir « fiers ».