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BRUXELLES, 29 avril (EUROPA PRESS) –
Les États membres de l'Union européenne ont donné leur approbation à l'accord conclu entre le Conseil (les gouvernements) et le Parlement européen pour réformer les règles de coordination des systèmes de sécurité sociale, qui comprend des modifications dans le paiement du chômage dans les situations transfrontalières afin que ce soit le pays où vous travaillez qui assume l'allocation dans certains cas.
Le soutien des ambassadeurs des Vingt-Sept représente une étape avant l'adoption définitive du texte, qui intervient après des années de négociations et révise les règles actuelles pour clarifier quel État membre est responsable du paiement des prestations telles que le chômage, les allocations familiales ou les soins de longue durée lorsqu'une personne vit ou travaille dans plus d'un pays de l'Union.
Entre autres choses, la réforme établit des critères plus spécifiques pour les cas de chômage et établit qu'après une période minimale de cotisation de 22 semaines, le pays dans lequel la personne a travaillé sera compétent pour verser l'allocation.
En outre, il étend de trois à six mois la période pendant laquelle un travailleur peut continuer à percevoir des allocations de chômage de son pays lorsqu'il se rend dans un autre État membre pour chercher du travail, avec possibilité de prolongation.
Ces nouvelles dispositions visent à éviter que le coût ne pèse sur les pays où le travailleur n'a pas cotisé au système, tout en assurant une répartition plus équilibrée des charges entre les administrations.
Le texte intègre également un cadre commun pour coordonner les prestations de soins de longue durée entre les pays et renforce la sécurité juridique dans ce domaine en introduisant une définition spécifique et une liste de prestations couvertes, qui seront évaluées par la Commission européenne trois ans après son entrée en vigueur.
De même, l'accord clarifie la répartition des prestations familiales dans les situations dans lesquelles les parents et les enfants résident ou travaillent dans différents pays de l'UE, garantissant leur perception même si les mineurs vivent dans un autre État membre et précisant quelles aides sont liées à la perte de revenus due aux soins et lesquelles ne le sont pas.
Le texte définit également les cas dans lesquels les États peuvent restreindre l'accès à certaines prestations sociales aux citoyens de l'UE qui ne travaillent pas, conformément à la jurisprudence récente.
En ce qui concerne les travailleurs déplacés, l'obligation de communication préalable de la part des entreprises est maintenue, même si des exceptions sont introduites pour les déplacements très brefs – jusqu'à trois jours sur une période de 30 -, qui ne s'appliqueront pas dans des secteurs comme la construction.
Il passe également en revue certains des critères utilisés pour déterminer l'activité dans différents pays et précise quelle législation nationale est applicable, afin d'en simplifier l'application.
Enfin, le pacte prévoit des améliorations de la coopération entre les autorités nationales, renforce l'échange d'informations et s'engage en faveur d'une plus grande numérisation des procédures, dans le but de rationaliser les procédures tant pour les travailleurs que pour les entreprises.