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MADRID, 28 avril (EUROPA PRESS) –
L'Union des Syndicats d'Agriculteurs et d'Éleveurs a averti que le secteur agricole ne peut pas continuer à subir une perte progressive de soutien en termes réels, après que le Parlement européen a approuvé mardi sa position sur le Cadre Financier Pluriannuel (CFP) 2028-2034, sans incorporer les principaux amendements destinés à renforcer le budget de la Politique Agricole Commune (PAC).
Concrètement, l'organisation agricole considère que, malgré les ajustements introduits au Parlement européen, l'orientation générale du budget ne répond toujours pas aux défis structurels des campagnes, comme le rapporte un communiqué.
En ce sens, il insiste pour que la PAC soit dotée d'une provision d'au moins 520 milliards d'euros, ce qui permettrait de maintenir le niveau de soutien en termes réels à une époque de pression croissante sur les exploitations agricoles.
De même, il souligne la nécessité de constituer une réserve de crise d'au moins 18,9 milliards d'euros, qui lui permette de réagir efficacement dans un environnement marqué par la volatilité des marchés, l'augmentation des coûts et l'exposition croissante à des facteurs externes tels que les accords commerciaux ou l'instabilité géopolitique.
L'organisation met également en garde contre le risque d'aller vers une plus grande renationalisation de la PAC, qui pourrait se traduire par des inégalités entre les États membres et une perte du caractère commun de l'une des principales politiques de l'Union européenne.
Unión de Uniones rappelle que ce processus de négociation reste ouvert et considère que le positionnement du gouvernement espagnol sera déterminant dans la configuration finale du budget européen et dans le niveau d'ambition qui sera finalement atteint pour la PAC.
Dans ce contexte, au cours des prochaines semaines, il intensifiera son travail de dialogue avec les institutions européennes et se rendra à Bruxelles les 5 et 6 mai, où il tiendra des réunions avec des membres du Parlement européen et avec la Représentation permanente de l'Espagne auprès de l'Union européenne (Reper), à laquelle il transmettra directement la nécessité de défendre une PAC « forte et bien financée » dans les négociations au sein du Conseil.