– Europa Press/Contact/Foad Ashtari
MADRID, 28 avril (EUROPA PRESS) –
Le gouvernement iranien a critiqué les « sanctions inhumaines » de l'Union européenne (UE) contre le pays et a déclaré qu'elles « n'ont jamais rien eu à voir » avec la situation des droits de l'homme et que « personne ne croit plus à ce théâtre moral épuisé » de la part du bloc européen.
« Les sanctions inhumaines de l'UE contre l'Iran n'ont jamais rien eu à voir avec les « droits de l'homme ». Elles ont été conçues pour piétiner les droits fondamentaux des Iraniens ordinaires. Personne ne croit plus à ce théâtre moral fatigué », a déclaré le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei.
« Cette posture ne vous donnera pas, à vous ou à votre électorat, la moindre crédibilité sur la scène mondiale », a-t-il déclaré après que la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, ait exclu la levée des sanctions contre Téhéran, arguant qu'elles avaient été imposées en raison de violations des droits de l'homme dans le pays.
En ce sens, Baqaei a souligné que les propos de Von der Leyen « ne font que démontrer plus clairement les deux poids, deux mesures et l'hypocrisie de la classe dirigeante européenne », ce qui « accélère la descente honteuse de l'Europe vers l'inutilité ».
Von der Leyen a déclaré lundi qu'il était « trop tôt » pour lever les sanctions contre l'Iran, étant donné qu' »il y a une raison pour laquelle elles ont été imposées », tout en arguant que l'UE doit « d'abord » constater un « changement fondamental » dans le pays avant d'envisager un retrait de ces mesures.
L'Union européenne maintient actuellement des sanctions contre 263 individus et 53 entités en Iran et a récemment désigné les Gardiens de la révolution comme organisation terroriste. Par ailleurs, la semaine dernière, les Vingt-Sept sont parvenus à un accord politique pour établir des mesures restrictives à l'encontre des responsables du blocus du détroit d'Ormuz.