Podemos critique Sánchez pour avoir demandé une taxe sur les entreprises énergétiques dans l'UE alors qu'il n'a pas réussi à la maintenir en Espagne


Le secrétaire général de Podemos, Ione Belarra, s'exprime lors d'une séance de contrôle gouvernemental, au Congrès, le 25 mars 2026, à Madrid (Espagne).

– Eduardo Parra – Europa Press

MADRID, 24 avril (EUROPA PRESS) –

Le secrétaire général de Podemos, Ione Belarra, a critiqué ce vendredi que le président du gouvernement, Pedro Sánchez, réclame désormais dans le cadre de l'Union européenne un impôt pour taxer les bénéfices extraordinaires des entreprises énergétiques alors que l'Exécutif n'a pas réussi à garantir que le même impôt soit maintenu en Espagne.

Dans le cadre de la crise inflationniste provoquée par la guerre en Ukraine, deux taxes extraordinaires ont été approuvées, l'une sur le secteur énergétique et l'autre sur le secteur financier. Après deux ans d'application, la taxe sur le secteur bancaire a été réformée par une réforme fiscale plus large mais reste en vigueur. Il n’en a pas été de même pour le secteur de l’énergie, dont l’extension par décret-loi a été rejetée au Congrès en raison du rejet de PP, Vox, Junts, PNV et UPN.

Avec le déclenchement de la guerre en Iran et l'extension ultérieure du conflit au Moyen-Orient et aux prix du carburant, l'Espagne défend au sein de l'UE la promotion d'un nouvel impôt sur les bénéfices extraordinaires des entreprises énergétiques. À cet égard, Belarra a critiqué le Congrès : « Il me semble ouvertement incohérent de défendre maintenant en Europe ce qu'ils n'ont pas pu faire dans ce pays ».

Belarra a ajouté que la demande de Sánchez en Europe est « un peu en ligne » avec ce qui s'est passé avec l'accord d'association avec Israël, alléguant que le président demande en Europe de rompre les relations avec Netanyahu alors qu'il ne l'a pas fait en Espagne.

« Il pourrait rompre immédiatement toutes relations commerciales, économiques et militaires avec l'Etat terroriste d'Israël et il ne l'a pas fait », a-t-il conclu.