– Carlos Castro – Europa Press – Archives
SANTIAGO DE COMPOSTELA, 14 janvier (EUROPA PRESS) –
Les confréries attendront la réunion prévue lundi prochain, le 19 janvier, avec le ministère de la Pêche pour décider si elles doivent amarrer en signe de protestation contre les nouvelles mesures de contrôle de la pêche imposées par l'Union européenne.
Dans des déclarations à Europa Press, le président de la Fédération nationale des corporations de pêcheurs, Basilio Otero, a expliqué que, lors de la réunion tenue ce mercredi après-midi, les confréries ont décidé d' »attendre » la réunion de lundi à Madrid (16h00) avec la secrétaire générale de la Pêche, Isabel Artime, et, « en fonction » de ce qui leur sera transféré, de décider si la flotte amarrera.
Le 10 janvier sont entrées en vigueur les obligations prévues dans l'application du nouveau règlement européen sur le contrôle des pêches, que la flotte juge « impossible » de respecter, comme le journal de pêche électronique, la pesée des espèces à bord avec une erreur de 20% ou encore l'obligation de communiquer son arrivée au port quatre heures à l'avance.
À cet égard, Otero apprécie « l'union de la flotte ». « Si nous ne parvenons pas à modifier ces règles, elles détruiront la flotte et la rendront non viable », prévient-il.
Il donne pour exemple que cette semaine, ils ont essayé de faire ce qui est demandé : ainsi, sur quelques 21 espèces à bord, « 14 ont été mal pesées », donc « une amende de 3.000 euros pour 14 équivaut à 42.000 euros », ce qui « est plus qu'infaisable ».
Le président des confréries espagnoles, également saint patron de Burela et chef provincial de Lugo, prévient qu ' »il est impossible de se conformer à cette règle stupide ». Il dit qu'il « ne sait pas à quoi servent ces impositions » alors qu'avec le modèle actuel « il a été démontré que les stocks de poissons se sont reconstitués », « à moins qu'ils ne cherchent à sanctionner et à détruire la flotte ».
Lundi dernier, des centaines d'armateurs, de hauts capitaines et de pêcheurs des Rías Baixas se sont déjà rassemblés dans le port de Tragove, à Cambados (Pontevedra), pour protester contre les nouvelles exigences de l'Union européenne en matière de contrôle de la pêche, comme le journal de pêche électronique « inabordable ».