Le ministre rural considère comme « compréhensible » l'inquiétude des éleveurs galiciens concernant l'accord UE-Mercosur.


La ministre de l'Environnement rural, María José Gómez

-XUNTA

SANTIAGO DE COMPOSTELA, 10 janvier (EUROPA PRESS) –

La ministre de l'Agriculture, María José Gómez, a assuré qu'elle considérait comme « compréhensible » l'inquiétude des éleveurs galiciens concernant l'accord entre l'Union européenne (UE) et le Mercosur. Il a ainsi exigé des « clauses de sauvegarde » pour protéger le secteur.

Dans ce contexte, il a mis en garde contre « une nouvelle situation mondiale qui génère de l'incertitude et de nombreux doutes », et a également souligné que le gouvernement espagnol « a déclaré que l'accord du Mercosur était bénéfique pour le pays, pour le secteur primaire et qu'il n'aurait aucune conséquence ».

« De la part du Département de l'Environnement Rural, nous exprimons également ces doutes, tout comme le font les éleveurs, et nous exigeons qu'il y ait des clauses de sauvegarde pour que tout produit entrant en provenance de pays tiers soit conforme aux exigences auxquelles doivent répondre les produits de l'Union européenne », a souligné l'édile ce samedi dans des déclarations diffusées aux médias.

Comme il l'a rappelé, les éleveurs et les agriculteurs galiciens doivent répondre à des exigences environnementales et de travail « avec des coûts de production élevés » en raison des conditions de production de l'Union européenne.

« Il est essentiel que tous les mécanismes de sauvegarde soient établis pour que tout produit entrant n'affecte pas directement le prix de ceux produits en Galice, en Espagne et dans l'Union européenne. C'est ce que nous exigeons toujours du ministère, que ces conditions soient essentielles, la protection du secteur agricole et de l'élevage », a exigé Gómez.

NOUVELLE CASQUETTE

Dans ce contexte, il a également évoqué la négociation du cadre financier pluriannuel et a regretté qu'il soit présenté « avec une diminution minimale de 20% des fonds par rapport à la période précédente ».

« Pour cette raison, depuis la Galice, nous exigeons dès le début que la PAC dispose d'un budget suffisant pour garantir la stabilité du secteur agricole et de l'élevage, pour garantir la stabilité des prix », a-t-il souligné.

Ainsi, a-t-il assuré, « si une PAC forte était indispensable auparavant, elle l'est désormais encore plus ». Il a donc encouragé « à lutter pour que ce budget pour la nouvelle période 28-34 soit suffisant et donne de la stabilité à un secteur essentiel pour le maintien du milieu rural ».