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MADRID, 8 janvier (EUROPA PRESS) –
Le gouvernement irlandais votera demain contre l'accord entre l'Union européenne et les pays du Mercosur, qui nécessite une majorité qualifiée pour avancer, comme l'a confirmé ce vendredi le Premier ministre irlandais, Michael Martin.
S'adressant aux médias lors d'une visite à Shanghai, Martin a reconnu que, même si des « progrès ont été réalisés », il reste prudent quant au fait que les agriculteurs irlandais ne seront pas lésés. « Le gouvernement votera donc contre », a-t-il assuré.
« Nous devons être sûrs que les normes que nous avons fixées et les obligations imposées aux agriculteurs irlandais et européens ne sont pas compromises par des systèmes de production alimentaire qui ne sont pas aussi efficaces en carbone ou qui n'ont pas les mêmes normes élevées », a-t-il déclaré.
Pour sa part, le vice-Premier ministre irlandais, Simon Harris, a défendu que la position de Dublin sur la question « a toujours été claire », ajoutant que, même si l'UE a convenu d'une série de mesures supplémentaires au cours des négociations, « celles-ci ne suffisent pas à satisfaire nos citoyens ».
« Notre position demeure donc. Nous voterons contre l'accord », a-t-il ajouté.
Bien que la Commission européenne et les pays du Mercosur aient annoncé la fin des négociations il y a plus d'un an, l'accord est toujours en attente de ratification, puisque la présidente de l'Exécutif communautaire, Ursula von der Leyen, a d'abord besoin d'un mandat des Vingt-Sept pour pouvoir signer l'accord de libre-échange.
Après une première tentative avortée en décembre en raison du rejet de la France et de l'Italie, la décision sera à nouveau discutée ce vendredi au niveau des ambassadeurs de l'UE, lors d'une séance à huis clos au cours de laquelle la signature devrait être mise aux voix si la présidence actuelle confirme qu'il y a un soutien suffisant.
La décision nécessite une majorité qualifiée des 27 pour avancer (au moins 15 pays représentant au moins 65% de la population européenne) et pourrait intervenir malgré les réserves de la France et de l'Irlande si l'Italie la soutient finalement.