– Carlos Castro – Europa Press – Archives
MADRID, 22 décembre (EUROPA PRESS) –
Le gouvernement espagnol peut présenter les données des « directives nature » (la directive oiseaux, ce qu'il a déjà fait, et la directive habitats, qui inclut le loup) jusqu'à la fin de l'année, comme l'a confirmé dans des déclarations à Europa Press le porte-parole de l'environnement de la Commission européenne, Maciej Berestecki.
« Les données notifiées dans le cadre des directives Nature constituent la base du rapport sur l'état de la nature que la Commission et l'Agence européenne pour l'environnement (AEE) doivent préparer sur la base de l'évaluation des données soumises par les États membres. Le gouvernement espagnol peut présenter les données jusqu'à la fin de l'année. L'AEE et la Commission européenne ne pourront pas prendre en compte dans leur analyse les données saisies après le 31 décembre 2025 », a-t-il souligné.
L'Espagne devait envoyer les rapports au titre de l'article 17 avant le 31 juillet, comme indiqué sur le site Web du Réseau européen d'information et d'observation sur l'environnement (Eionet), un réseau de collaboration de l'Agence européenne pour l'environnement. Des sources du ministère de la Transition écologique et du Défi démographique (MITECO) expliquaient début août à Europa Press avoir demandé une prolongation du délai de livraison.
Par ailleurs, des sources communautaires ont expliqué à Europa Press que la Commission a informé les États membres début juin qu'elle accepterait de légers retards dans la présentation des données au-delà de la date limite d'hier en raison de difficultés techniques avec le nouveau système de reporting de l'Agence européenne pour l'environnement (AEE).
Si le texte envoyé par l'Espagne à l'UE indique que la conservation du canidé est dans une situation défavorable – comme l'ont rapporté des sources ministérielles fin juin – des « contrôles létaux » ne peuvent pas être effectués sur l'espèce, selon le MITECO, qui fait référence à un arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (UE) de 2024, qui indique que si une espèce est dans un état défavorable sur une partie du territoire, elle est dans un état défavorable sur l'ensemble du territoire.
La loi sur le gaspillage alimentaire, approuvée l'année dernière, indique que la Conférence sectorielle sur l'environnement devra donner son approbation aux rapports semestriels proposés par la Commission d'État pour le patrimoine naturel et la biodiversité. Il le fait dans la huitième disposition additionnelle, une de celles dénoncées par le Médiateur dans son recours pour inconstitutionnalité contre plusieurs dispositions de la norme.