– Pool UE
BRUXELLES, 18 décembre (EUROPA PRESS) –
En marge du sommet des dirigeants qui se tient ce jeudi à Bruxelles, le gouvernement a défendu la nécessité d'avancer le plus rapidement possible vers l'accord du Mercosur, arguant que s'il a été attendu 25 ans, il peut tenir encore un mois.
C'est ce qu'ont assuré des sources gouvernementales avant l'annonce par la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, aux chefs d'État et de gouvernement des Vingt-Sept que la signature de l'accord de libre-échange entre l'UE et le Mercosur ne sera finalement pas signée ce samedi, mais a été reportée à janvier prochain.
Compte tenu de ces prévisions, le gouvernement a précisé qu'il pousserait pendant le sommet à tous les niveaux pour parvenir à un accord le plus rapidement possible, bien qu'il ait minimisé la possibilité qu'il n'aboutisse pas, affirmant qu'il fallait s'attendre à quelque chose de plus.
Ces mêmes sources ont indiqué que cet accord commercial de l'Union européenne avec l'Argentine, le Brésil, le Paraguay et l'Uruguay est en préparation depuis 25 ans, et que bien qu'il soit indispensable de le sortir au plus vite, il n'a pas pu obtenir l'approbation d'une majorité qualifiée des Vingt-sept cette semaine.
Si cela peut être fait ce jeudi, affirment-ils, ce serait mieux, mais cela pourrait aussi être fait le mois prochain. Ils soulignent également qu'il y a des pays qui attendent les sauvegardes convenues cette semaine entre le Conseil (gouvernements) et le Parlement européen, qui prévoient entre autres une surveillance du marché et des mesures de suspension de l'importation de produits sensibles si de fortes distorsions sont constatées pour les Européens.
Ces règles doivent toutefois encore être adoptées définitivement par les colégislateurs européens et pourraient ne pas entrer en vigueur avant janvier. Un calendrier qu'Emmanuel Macron a également rappelé dès son arrivée au sommet de Bruxelles, demandant d'attendre que l'on voie que les mesures se concrétisent et que d'autres initiatives annoncées par Bruxelles se développent, comme le renforcement des contrôles douaniers.
PLUS OPTIMISTE AVEC LA POSITION DE L'ITALIE
L'Exécutif a également commenté l'appel que la Première ministre italienne, Giorgia Meloni, et le Président brésilien, Lula da Silva, ont eu ce jeudi, dans lequel l'Italienne a fait savoir à son homologue qu'elle était prête à signer l'accord dès que les réponses nécessaires aux agriculteurs seraient garanties.
« Le gouvernement italien est prêt à signer l'accord dès que les réponses nécessaires seront apportées aux agriculteurs, qui dépendent des décisions de la Commission européenne et peuvent être définies dans des délais courts », ont souligné des sources du Palais Chigi.
Dans ce contexte, l'Exécutif s'est montré plus optimiste que ces derniers jours quant à la possibilité que l'Italie approuve enfin l'accord, car il estime que l'adoption définitive de l'accord par le Parlement et le Conseil lui apporterait plus de tranquillité d'esprit.