– Eduardo Parra – Europa Press – Archives
MADRID, 18 décembre (EUROPA PRESS) –
La Confédération espagnole des employeurs des stations-service (Ceees) a salué le virage pragmatique opéré par la Commission européenne avec l'approbation du paquet automobile le 16 décembre, mais a exigé que Bruxelles s'engage sans équivoque en faveur d'une véritable neutralité technologique pour atteindre la neutralité climatique en 2050.
Dans le paquet présenté cette semaine à Bruxelles, qui servira de point de départ à la prise de position ultérieure du Parlement européen et du Conseil, la Commission assouplit les objectifs d'émissions de CO2 pour 2035, passant d'une réduction des émissions de 100 % à 90 %, en prenant comme référence les valeurs de 2021.
Pour le Ceees, cette flexibilité est une étape d'ordre plus qualitatif que quantitatif, puisque l'ouverture de la démarche n'est qu'un témoignage. « En d'autres termes, l'avantage de l'annonce faite mardi dernier est qu'elle montre que ce que l'on appelle les 'Objectifs 2035' ne sont pas gravés dans le marbre », a déclaré la confédération.
Cependant, sur une note négative, le Ceees a souligné que la proposition de la Commission est manifestement insuffisante, car elle limite considérablement les options pour atteindre la réduction indiquée des émissions de CO2.
En effet, les carburants renouvelables d'origine non biologique (Rfnbo) ne pourraient représenter que 3 % des émissions directes, tandis que les biocarburants issus des cultures ne sont même pas envisagés, bien qu'ils soient déjà utilisés aujourd'hui dans l'Union européenne et contribuent à atténuer les émissions polluantes.
« En bref, il manque aux propriétaires de stations-service une véritable neutralité technologique et une approche réaliste qui permette de mesurer les émissions nettes, tant des véhicules qui circulent que des énergies qui les animent, et de ne pas s'arrêter à l'analyse myope des mesures dans le pot d'échappement », ont-ils déploré.
Dans cette optique, le travail entrepris par le CEEES depuis que le texte proposé par la Commission a été connu est de travailler main dans la main avec d'autres organisations pour expliquer au Conseil et au Parlement quelles sont les opportunités que les carburants renouvelables peuvent offrir aux citoyens européens et pourquoi « une politique de mobilité guidée par la neutralité technologique » est nécessaire.