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BRUXELLES, 15 décembre (EUROPA PRESS) –
La Commission européenne a annoncé lundi une amende de 72 millions d'euros à cinq entités du secteur des batteries de démarrage pour avoir créé un cartel illégal avec lequel elles ont restreint la libre concurrence et augmenté les prix dans l'industrie automobile et camion de l'Union européenne.
Concrètement, les services communautaires sanctionnent l'association professionnelle Eurobat et les constructeurs Exide, FET – dont Elettra -, Rombat et Clarios (ex-JC Autobatterie) pour participation à des pratiques illégales depuis douze ans et demi.
Le fabricant Exide est celui qui fait face à une amende plus élevée, d'un peu plus de 30 millions d'euros, tandis que la société Clarios est exonérée de tout paiement pour sa collaboration à l'enquête, selon l'Exécutif communautaire, qui lui reconnaît « l'immunité » pour avoir avoué quelles autres entreprises ont participé au pacte illégal.
Les batteries de démarrage automobile sont principalement utilisées dans les véhicules équipés d’un moteur à combustion interne, tels que les voitures et les camions. Dans son enquête, Bruxelles a constaté que les quatre fabricants, avec l'aide de l'association, étaient convenus de créer des primes calculées sur la base du prix qu'ils payaient pour l'achat du plomb – composant principal des batteries – et d'utiliser ces références dans leurs négociations avec leurs clients respectifs.
Ainsi, ils ont garanti que le produit du surcoût resterait à tout moment au-dessus des seuils qu'ils auraient atteints s'ils n'avaient pas eu cet accord. Les services communautaires précisent que les marges bénéficiaires sont un outil légitime utilisé par les fournisseurs pour s'ajuster aux fluctuations des coûts des matières premières, en transférant ce risque de fluctuation au client, mais il est illégal pour les fournisseurs de se coordonner secrètement pour faire de cette marge une norme à l'échelle du secteur.