Huelva et Cadix bénéficient d'une augmentation du quota d'anchois à 11 639 tonnes et de thon rouge à 7 938 tonnes


Dossier – Bateaux amarrés dans le port de Santoña, le 25 mars 2022, à Santoña, Cantabrie (Espagne).

– Juan Manuel Serrano Arce – Europa Press – Archives

BRUXELLES/SÉVILLE, 13 décembre (EUROPA PRESS) –

L'Union européenne a conclu tôt ce samedi un accord sur la répartition des quotas de pêche dans les eaux communautaires qui permet à la flotte espagnole en Méditerranée de maintenir 143 jours de pêche en 2025, sous réserve du maintien de mesures de conservation de l'environnement. Concernant le quota d'anchois, pour le Golfe de Cadix, il y a une augmentation de 60%, passant de 7.266 à 11.639 tonnes, dont pratiquement la totalité (98%) est destinée aux flottes de Cadix et Huelva. En revanche, pour la période triennale 2026-2028, une augmentation de 17% du quota de thon rouge a été approuvée, soit 7 938, soit 1 155 de plus que cette année.

Dans des déclarations faisant suite à l'accord conclu entre les États membres et la Commission européenne, le ministre de l'Agriculture et de la Pêche, Luis Planas, a souligné le « succès évident » du pacte conclu pour la Méditerranée, après avoir valorisé l'effort mis en place par le secteur et défendu que la flotte ne devrait pas appliquer de mesures supplémentaires. Selon le ministre, les négociations ont été « plus difficiles » cette année que les précédentes en raison de la base très restrictive sur laquelle est parti l'exécutif européen.

Planas a souligné que l'Espagne consolide le niveau 2025, y compris les 13 jours de cours supplémentaires de l'année précédente, qu'elle a réussi à ajouter aux 130 jours convenus pour le cours actuel.

Bruxelles a demandé une réduction de 65% du nombre de jours ouvrables, à seulement 9,7 jours, avec la possibilité de retrouver un niveau d'activité similaire à celui de 2024 – environ 130 jours – si de nouvelles mesures de compensation sont prises, ce que le gouvernement et le secteur considèrent avec une certaine méfiance.

Outre les portes volantes et le changement de maillage appliqués cette année, Bruxelles a mis sur la table l'interdiction du chalutage de crevettes rouges dans les eaux situées à moins de 600 mètres de profondeur. Également un veto sur le chalutage à des profondeurs inférieures à 800 mètres.

Enfin, le bloc européen a décidé d'étendre à l'année prochaine les limites de capture de crevettes rouges pour 2025 dans les eaux espagnoles et françaises, faisant de même avec d'autres espèces similaires dans les eaux italiennes.

MÊME CITATION DE MERLU ET COUPES EN SOLE ET POLONAIS

Dans le cas de l'Atlantique, l'Espagne a réussi à atténuer la réduction initialement proposée par la Commission européenne pour des espèces comme la sole cantabrique, des 28 % proposés aux 9 % finaux, tandis que la sole du golfe de Gascogne sera réduite de 1 %. Le même scénario présente le goberge qui subit une réduction, bien que moindre que celle proposée par Bruxelles ; Après la réduction initiale de 26%, une baisse de 13% a été convenue.

Concernant le merlu, l'espèce la plus emblématique et la plus précieuse des zones de pêche ibériques, l'Espagne maintient le quota pour l'année prochaine afin que ses navires puissent accéder à 17 445 tonnes de cette espèce, un chiffre que Planas a qualifié de « magnifique » à son arrivée à la réunion.

De plus, l'anchois cantabrique connaît une augmentation de près de 8 %, tandis que les navires qui pêchent dans le golfe de Cadix pourront capturer 60 % d'anchois de plus que cette année.

Dans le cas de la lotte, une diminution des captures de 2 % a été convenue, tandis que le quota de poisson coq augmente de 11 %. Pour le chinchard dans les eaux ibériques, la pêche fera l'objet de légers ajustements, a expliqué Planas lors d'une conférence de presse depuis Bruxelles pour évaluer le résultat des négociations sur les quotas de pêche.

MAUVAISE NOUVELLE SUR MAKERKER, BACALADILLA ET CIGALA

De l’autre côté se trouve le maquereau, une espèce en attente d’accords de distribution avec des États côtiers comme l’Islande ou la Norvège. L'UE, suite aux avis scientifiques, s'est mise d'accord sur des limites de capture provisoires pour les six premiers mois de 2026, de -70 %, en attendant qu'un accord soit trouvé. Le quota provisoire entre février et mars pour la flotte espagnole sera de 90 % de la distribution totale.

Dans le même ordre d'idées, les captures de merlan bleu seront réduites l'année prochaine de 41%, avec un total maximum de 59 321 tonnes de cette espèce.

Une autre mauvaise nouvelle est le quota de langoustine du golfe de Cadix, une espèce qui subira une réduction significative de près de 50 %. Planas lui-même a regretté de ne pas avoir pu renverser ce coup dur : « nous avons obtenu des succès notables, mais parfois nous avons aussi une épine dans le pied ».