Cepesca considère l'accord de pêche de l'UE comme le « meilleur possible » dans un contexte de négociation « très défavorable »


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MADRID, 13 décembre (EUROPA PRESS) –

La Confédération espagnole des pêches (Cepesca) a estimé samedi que l'accord conclu à Bruxelles par le Conseil des ministres de la Pêche de l'Union européenne (UE) sur les totaux admissibles de captures (TAC) et les quotas pour 2026 représente le « meilleur résultat possible » pour la flotte espagnole de la Méditerranée dans un contexte de négociation « très défavorable » en raison des revendications initiales « restrictives et lointaines » de la Commission.

Les employeurs du secteur ont souligné dans un communiqué le « soulagement » que représente le maintien des jours de pêche en Méditerranée, en évitant une nouvelle détérioration de la situation, « d'autant plus compte tenu de la dernière proposition visant à réduire les jours de pêche à 9,6 ».

Concrètement, l'accord permet de maintenir le même niveau d'activité qu'en 2025, avec 143 jours de pêche et sans l'imposition de nouvelles mesures supplémentaires, ce qui assure, de l'avis du secteur, « une stabilité provisoire après plusieurs années d'ajustements accumulés ».

Cepesca a également souligné que les possibilités de pêche à la crevette rouge restent à 708,3 tonnes, même si elle les considère insuffisantes, ainsi que l'engagement exprimé publiquement par le commissaire européen à la pêche et aux océans, Costas Kadis, d'aborder une révision de la réglementation du plan pluriannuel pour les pêches démersales en Méditerranée occidentale.

Le secrétaire général de Cepesca, Javier Garat, a souligné que les pêcheurs méditerranéens « auraient aimé avoir plus de jours de pêche, car eux aussi en ont besoin et le méritent » ; Il a toutefois souligné que, compte tenu des circonstances, « le maintien des conditions actuelles et sans nouvelles mesures est un résultat très pertinent ».

« UN ÉQUILIBRE INÉGAL » DANS L’ATLANTIQUE

Dans l'Atlantique, l'industrie de la pêche a indiqué que l'accord présente un « équilibre inégal » selon les espèces.

Ainsi, il a évalué comme très positives les augmentations de TAC dans les pêcheries présentant un grand intérêt pour la flotte espagnole, comme l'anchois du golfe de Cadix (+60%), l'anchois du nord-ouest de la mer Cantabrique (+8%) et le thon rouge, dont l'augmentation permettra à l'Espagne de disposer de 1 155 tonnes supplémentaires, pour atteindre un total de 7 938 tonnes.

Au contraire, Cepesca a mis en garde contre l'impact négatif de certaines réductions, comme celle de la langoustine du golfe de Cadix, avec une réduction d'environ 50%, même si elle a apprécié que l'accord comprenne une déclaration conjointe de la Commission européenne et de l'Espagne pour réaliser une nouvelle étude scientifique permettant de réviser l'état du «stock» et d'ajuster les quotas tout au long de l'année.

De même, l'organisation a indiqué que certaines propositions initiales ont été modérées, comme dans le cas de l'aiglefin, dont la réduction est finalement limitée à 13% par rapport aux 26% initialement proposés, ou de la sole, avec une réduction de 9% par rapport aux 28% proposés, tandis que le merlan bleu maintient la réduction prévue de 40%.

Concernant le maquereau, dont la gestion dépend de la négociation entre l'UE et d'autres États côtiers – comme la Norvège et le Royaume-Uni, par exemple -, Cepesca a expliqué qu'en l'absence d'accord et de réduction prévisible de 70 %, un TAC provisoire a été fixé entre le 1er janvier et le 30 juin, qui permettra d'utiliser 90 % des 30 % du TAC finalement disponible.

Concernant l'océan Indien, la flotte thonière de Cepesca a regretté d'avoir été une « monnaie de négociation », considérant que la France a obtenu une répartition plus avantageuse aux dépens de l'Espagne.

Enfin, Cepesca a souligné que l'accord final introduit des « corrections pertinentes » par rapport aux approches initiales, notamment en Méditerranée, et a remercié le travail de l'équipe de négociation espagnole dirigée par le ministre de l'Agriculture, de la Pêche et de l'Alimentation, Luis Planas, ainsi que la présidence danoise du Conseil.