SÉVILLE, 20 janvier (EUROPA PRESS) –
Le groupe parlementaire Vox en Andalousie a déposé au Parlement une proposition non législative (PNL) dans laquelle il appelle le gouvernement andalou à « agir sur les politiques environnementales et les taxes de l'Union européenne », car elles « nuisent de manière injustifiée à la compétitivité » du Ports andalous, notamment celui d'Algésiras.
Dans une note, il a rappelé que cette initiative intervient après que, il y a quelques jours, la compagnie maritime danoise Maersk a annoncé qu'elle supprimait son escale actuelle dans le port d'Algésiras sur sa route vers l'ouest, sur la route entre l'Inde et la côte est de la États-Unis.
Un fait qui, pour Vox, « n'est ni circonstanciel ni fortuit, mais constitue plutôt un précédent dans la délocalisation de l'activité commerciale qui devrait être suivie par le reste des entreprises de transport de marchandises et de passagers qui, étouffées par la pression fiscale « verte » , de l'Union européenne, vont remplacer les ports de l'Europe du Sud par ceux de l'Afrique du Nord, afin d'éviter de payer ce type de taxes qui ne répondent qu'au fanatisme climatique que la coalition du PP et du PSOE soutient et promeut depuis Bruxelles » et que « le reste des pays tiers en sont exemptés ».
Ainsi, Vox a exigé un soutien aux ports andalous concernés et a rejeté les « paradis des émissions que l'Europe est en train de créer ». La proposition exige que le gouvernement andalou « montre son soutien aux travailleurs et aux entreprises qui opèrent dans le port d'Algésiras » touchés par le remplacement de l'escale de la compagnie maritime dans ledit port andalou en faveur du port de Tanger Med, au Maroc, » dérivé de la mise en œuvre de la directive environnementale européenne Système d'échange de quotas d'émission (ETS), ainsi que des mesures environnementales Fit for 55 (Objectif 55).
De même, il a insisté sur la nécessité d'abroger ces mesures « afin de garantir la viabilité et la compétitivité du secteur par rapport aux pays tiers, afin d'éviter une concurrence déloyale et la délocalisation de l'activité commerciale en faveur des pays tiers ». ports. » , et a averti que « ne pas agir dans ce sens causera de graves dommages économiques à nos travailleurs et à nos entreprises ».
De même, l'initiative Vox exige, tant du gouvernement andalou que du gouvernement central, « de cesser immédiatement d'accorder une aide au développement au Maroc », ainsi que « de cesser tout type de relations commerciales », tant avec ce pays qu'avec les pays tiers sur lesquels ils ont compétence exclusive, qui « représentent en fin de compte une concurrence déloyale contre nos producteurs, notre commerce et notre industrie ».
De même, il appelle à rejeter la prolifération d'États qui agissent comme des « paradis d'émissions » et les politiques vertes de l'Union européenne qui « ont donné naissance à ce problème, car elles impliquent la création d'un marché d'achat et de vente de droits d'émission ». pour les gaz polluants qui « ne s'occupe pas des intérêts ou du bien-être social des Espagnols ».
Rejetant la « délocalisation des services de transport, notamment maritimes, des ports du sud de l'Europe vers d'autres plates-formes portuaires non communautaires qui opèrent dans une situation d'inégalité et de concurrence déloyale, avec les conséquences économiques et commerciales qui en résultent pour notre région », sont d'autres les des affirmations pour lesquelles Vox demandera le soutien du Parlement.
De même, il a indiqué qu'il cherchait également le soutien du Parlement andalou pour exiger que le gouvernement de la nation « transfère aux autorités européennes compétentes le rejet et la nécessité d'abroger les accords commerciaux et de cesser l'aide aux pays tiers non communautaires qui représentent une injustice ». concurrence pour nos secteurs productifs », puisque les principes fondateurs de l'Union européenne et du marché unique sont « violés ».
En ce sens, il appelle à « demander un soutien ferme et unanime aux autorités européennes compétentes face à l'agression commerciale continue menée par le régime de Rabat dans le cadre de la défense d'une Europe forte, unie et compétitive ».
Vox a insisté sur la nécessité de demander à l'Europe des « mesures de soutien aux ports andalous publics » pour atténuer les dommages économiques causés par la directive ETS « à condition qu'elle soit abrogée », et que le gouvernement espagnol « établisse les aides correspondantes ». » pour les ports andalous « qui ont été touchés » par la mise en œuvre de cette directive environnementale.
De même, il a jugé « fondamental » que le Gouvernement de la nation conçoive, en collaboration avec les agents impliqués, « un plan stratégique de solutions conjointes pour l'amélioration et la modernisation des infrastructures portuaires », envisageant « une simplification bureaucratique des procédures administratives », étant donné sa lenteur actuelle, ainsi que « l'augmentation des effectifs d'agents publics dédiés au traitement de ces procédures ».
En outre, Vox a exigé d'adopter d'urgence « des mesures pour moderniser le concept d'inspection aux postes de contrôle frontaliers des ports espagnols face aux retards qui surviennent de manière récurrente dans le passage des marchandises », ainsi que « pour accélérer les expéditions de marchandises et garantir leur bon contrôle aux frontières », évitant ainsi le détournement de marchandises vers d'autres quais européens ou l'entrée de produits non conformes à la réglementation en vigueur.
Enfin, il a insisté pour demander au Gouvernement andalou « de créer un Office contre la fraude en matière de réétiquetage qui permette de couvrir correctement les actions de contrôle à l'entrée et à la distribution des marchandises alimentaires importées de pays tiers ».