La Suède n'enverra pas ses ministres aux réunions de la présidence hongroise de l'UE en raison de la visite de Poutine

MADRID, 11 juillet. (EUROPA PRESS) –

Le gouvernement suédois n'enverra pas ses ministres aux réunions informelles organisées ce mois-ci par la Hongrie, à l'occasion de sa présidence tournante du Conseil de l'Union européenne, pour protester contre sa visite au président russe Vladimir Poutine à Moscou sans après avoir consulté ses partenaires européens.

« Les actions de la Hongrie ont été néfastes et il doit y avoir des conséquences », a déclaré la ministre des Affaires européennes, Jessika Roswall, qui a expliqué que ces réunions se dérouleraient en présence de responsables de rang inférieur, selon l'agence de presse DPA.

Le boycott aura lieu lors de quatre réunions ministérielles informelles prévues ce mois-ci sur le sol hongrois, celles de l'Environnement, de l'Énergie, de la Justice et de l'Emploi et des Affaires sociales, et il n'est pas exclu que d'autres pays s'y joignent.

L'un de ces pays serait la Finlande, selon le journal 'Helsingin Sanomat', citant des sources officielles. L'accord aurait été trouvé entre les premiers ministres suédois et finlandais, Ulf Kristersson et Petteri Orpo, ce mercredi 10 juillet, en marge du sommet de l'Otan à Washington.

Parmi les autres pays qui envisagent de se joindre au boycott, a révélé Roswall, figurent l'Estonie, la Lettonie et la Pologne, ainsi que la Finlande.

La rencontre d'Orbán avec le président Poutine la semaine dernière n'a pas plu à ses partenaires européens, qui ont tenu à souligner que cette rencontre n'avait rien à voir avec la présidence tournante du Conseil de l'UE que la Hongrie exerce au cours des six prochains mois, mais plutôt qu'elle fait partie du relations entre Moscou et Budapest.

Pour sa part, Orbán, qui s'était rendu la veille à Kiev pour la première fois depuis le début de l'invasion, a souligné que l'objectif de cette réunion était de connaître de première main les opinions de Poutine sur l'avenir de la guerre en Ukraine. en l'encadrant dans une « mission de paix » hongroise.

Les 27 ont réprimandé Budapest mercredi lors d'une réunion au niveau des ambassadeurs à Bruxelles à propos de la tournée d'Orbán. Toutes les délégations, à l'exception de la Slovaquie, ont clairement indiqué qu'elles n'accordaient pas de crédibilité aux explications hongroises et ont considéré que la manière de procéder du Premier ministre constituait une « rupture » des traités.

La décision d'envoyer ou non des représentants à chaque réunion informelle appartient à chaque État membre, c'est pourquoi on ne s'attend pas à une action coordonnée au niveau des 27 mais plutôt à des gestes individuels, selon ce qu'ont indiqué des sources diplomatiques européennes à Europa Press.