Von der Leyen propose d'augmenter les fonds de la PAC et de protéger les investissements dans le prochain budget de l'UE

BRUXELLES, le 6 janvier (EUROPA PRESS) –

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a proposé de débloquer par anticipation une partie des fonds de la Politique agricole commune (PAC) et de renforcer les investissements dans les zones rurales dans le prochain cadre financier pluriannuel 2028-2034, dans une lettre adressée au président de Chypre, Nikos Christodoulides, et à la présidente du Parlement européen, Roberta Metsola.

« Pour garantir qu'à partir de 2028, des ressources supplémentaires soient disponibles pour répondre aux besoins des agriculteurs et des communautés rurales, je propose que les États membres aient accès, lors de la soumission de leur plan initial, jusqu'à deux tiers du montant qui serait normalement disponible pour la revue à mi-parcours », a déclaré le président de l'exécutif communautaire.

Dans le document, Von der Leyen défend que la PAC doit rester « le principal instrument de l'UE » pour « fournir un revenu équitable aux agriculteurs » et « garantir la sécurité alimentaire à long terme », mais introduit des changements visant à faciliter un accès plus rapide aux ressources communautaires.

Concrètement, il propose que les États membres puissent disposer dès le début de l'exercice budgétaire jusqu'à deux tiers des fonds normalement prévus pour la révision à mi-parcours, ce qui permettrait de mobiliser environ 45 milliards d'euros à partir de 2028.

Cette mesure s'ajouterait à la dotation déjà réservée à la PAC, qui s'élèverait à 293,7 milliards d'euros, et à d'autres mécanismes de soutien comme le fonds de 6,3 milliards destiné à stabiliser les marchés agricoles.

En outre, la proposition envisage d'élargir la capacité de réaction aux crises, en permettant l'utilisation de marges de flexibilité budgétaire pour indemniser les agriculteurs en cas de catastrophes naturelles, de phénomènes météorologiques défavorables ou de maladies animales.

Le président de la Commission propose en revanche qu'au moins 10% des ressources de chaque plan d'association national et régional soient obligatoirement alloués aux investissements dans ces territoires, ce qui représenterait un minimum de 48,7 milliards d'euros, extensible jusqu'à 63,7 milliards grâce aux prêts du programme Catalyst Europe.

« La combinaison de ces instruments politiques et budgétaires fournira aux agriculteurs et aux communautés rurales un niveau de soutien sans précédent, à certains égards même supérieur au cycle budgétaire actuel », a-t-il déclaré. Quelque chose qui, selon le conservateur allemand, rendra le secteur agricole européen « plus compétitif et mieux préparé » pour faire face aux défis mondiaux.

La proposition est désormais transférée au Parlement européen et au Conseil, dans le cadre des négociations sur le prochain budget pluriannuel de l'UE, où, comme l'assure Von der Leyen, la Commission s'engage à continuer à soutenir le processus législatif jusqu'à son adoption finale.