Von der Leyen évoque une loi sur les puces 2.0 et de nouvelles mesures sur l'IA pour moderniser le marché unique


Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, s'exprime avant le début de la réunion de deux jours du comité exécutif du groupe parlementaire.

-Michael Kappeler/dpa

BRUXELLES, 20 mai. (EUROPA PRESS) –

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a avancé ce mercredi une future révision de la loi sur les puces et de nouvelles mesures pour promouvoir le développement de l'intelligence artificielle (IA) dans l'Union européenne, dans le cadre de la stratégie de Bruxelles visant à moderniser le marché unique et à renforcer la compétitivité européenne.

« Le marché unique doit être numérique par conception. Le leadership technologique est une condition préalable à notre succès futur, et la prochaine phase d'innovation sera définie par la manière dont les capacités numériques seront appliquées dans le monde réel », a déclaré le conservateur allemand lors d'un débat en séance plénière du Parlement européen à Strasbourg (France).

Ainsi, il a annoncé que l'Exécutif communautaire présenterait une Chip Law 2.0 pour renforcer le rôle européen dans la chaîne de valeur des semi-conducteurs, après que la réglementation actuelle ait mobilisé plus de 32 milliards d'euros d'investissements dans ce secteur dans toute l'UE.

Von der Leyen a également proposé une future loi sur le développement du cloud et de l'IA pour soutenir la création d'un écosystème européen d'intelligence artificielle et a confirmé que Bruxelles ouvrirait cet été l'appel pour les premières « gigafactories » européennes d'IA.

« Nous avons besoin de nouveaux champions technologiques en Europe », a déclaré le président de la Commission, qui a également défendu une plus grande intégration du marché européen pour faciliter la croissance des entreprises et des startups dans toute l'UE.

Au-delà du domaine technologique, le président de la communauté a insisté sur l'élimination des barrières internes au sein du marché unique, le renforcement de la coordination énergétique européenne et l'avancée de nouvelles mesures pour faciliter la mobilité de la main-d'œuvre au sein de l'UE.

En outre, il a défendu que le marché unique doit contribuer à construire une Europe « plus indépendante » face aux tensions sur les chaînes d'approvisionnement découlant du conflit au Moyen-Orient et à la concurrence mondiale croissante.