– Michael Kappeler/dpa – Archives
BRUXELLES, 2 février (EUROPA PRESS) –
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé ce lundi que l'Union européenne présenterait « très prochainement » son vingtième paquet de sanctions contre la Russie, dans le cadre du quatrième anniversaire de son invasion de l'Ukraine, afin d'exercer davantage de pression sur Moscou pour qu'elle s'assoie « véritablement » pour négocier la paix avec Kiev.
Dans un message sur les réseaux sociaux, la chef de l'Exécutif communautaire a détaillé avoir eu une conversation avec le président ukrainien, Volodimir Zelenski, en vue des pourparlers de paix à trois qui se poursuivront cette semaine à Abu Dhabi (Émirats arabes unis) et auxquels siègent également les États-Unis.
Après avoir tous deux confirmé que la Russie continue de redoubler ses « crimes de guerre » et ses attaques contre les infrastructures et les habitations civiles, le conservateur allemand a justifié les efforts de l'Union européenne pour soutenir l'Ukraine « jour après jour, année après année », notamment avec l'adoption de sanctions.
« Très prochainement, nous présenterons notre 20e paquet de sanctions. Cela augmentera la pression sur la Russie pour qu'elle s'assoie à la table des négociations avec une véritable intention de paix », a-t-il expliqué, faisant appel à l'idée défendue à Bruxelles ces derniers jours selon laquelle Moscou n'a pas l'intention de parvenir à un accord parce qu'elle a envoyé « du personnel militaire » et non des diplomates aux réunions d'Abou Dhabi, alors qu'elle poursuit ses attaques sur le sol ukrainien.
UN 20ÈME FORFAIT « AMBICIEUX »
Jeudi dernier, les ministres des Affaires étrangères des 27 pays de l'Union se sont réunis à Bruxelles et ont discuté, entre autres questions, du vingtième paquet de sanctions contre la Russie, avec l'intention de le préparer à coïncider avec le quatrième anniversaire du début de l'invasion russe de l'Ukraine, le 24 février.
Même s'il n'y a toujours pas d'accord sur les mesures précises qui donneront lieu à ce paquet, les différents pays ont mis sur la table dans la journée plusieurs propositions, comme une interdiction totale des services maritimes, des sanctions supplémentaires sur l'énergie ou les engrais.
Une autre proposition concernait l'interdiction d'entrée des ex-combattants russes dans l'espace Schengen, une mesure soutenue par « de nombreux États membres », estimant qu'ils représentent « un risque pour la sécurité » de l'UE.
Quelles que soient les mesures spécifiques qui seront finalement adoptées dans ce paquet de sanctions, des sources européennes ont précédemment précisé qu'il s'agirait d'un plan « ambitieux » avec lequel elles souhaitent que la Russie « passe de la simulation de négociation à la négociation effective ».
ÉTAPES DU CADRE DE PROSPÉRITÉ POUR L’UKRAINE
Von der Leyen a toutefois rappelé que les Vingt-Sept avaient convenu d'envoyer « des centaines de générateurs » pour garantir le chauffage et l'électricité aux Ukrainiens, qui subissent des coupures d'approvisionnement causées par les attaques russes contre les infrastructures énergétiques.
Le président de la Commission européenne a également revendiqué l'accord visant à prêter 90 milliards d'euros à l'Ukraine pour couvrir ses besoins de financement des deux prochaines années, ainsi que les mesures visant à établir un « cadre de prospérité » pour Kiev, en coopération avec les États-Unis, une fois la guerre terminée.