Un employé français de l'UNICEF meurt dans une attaque de drone contre Goma, dans l'est de la RDC


Archive – Photographie d'archive du logo du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF)

– Angelika Warmuth/dpa – Archives

MADRID, le 11 mars (EUROPA PRESS) –

Un employé français du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) est décédé ce mercredi des suites d'une attaque de drone contre la ville de Goma, située à l'est de la République démocratique du Congo (RDC) et contrôlée par le groupe rebelle Mouvement du 23 mars (M23), un événement dans lequel vivent des humanitaires et du personnel de l'Union européenne (UE).

« Une employée française de l'UNICEF a été assassinée à Goma », a confirmé le président français Emmanuel Macron, qui a présenté ses condoléances à sa famille, ses proches et ses collègues. « Je demande que le droit humanitaire et le personnel qui est sur le terrain et travaille pour sauver des vies soient respectés », a-t-il souligné dans un message diffusé sur ses réseaux sociaux.

La commissaire européenne chargée de l'égalité, de la préparation et de la gestion des crises, Hadja Lahbib, a souligné qu' »un drone a frappé un immeuble résidentiel à Goma, en RDC, où vivent des travailleurs humanitaires et du personnel de la Direction générale de la protection civile et de l'aide humanitaire de la Commission européenne ».

« Toutes les parties doivent respecter leurs engagements. Les travailleurs humanitaires ne doivent jamais être une cible. Le droit international humanitaire doit toujours être respecté », a-t-il déclaré sur ses réseaux sociaux, sans pour l'instant revendiquer la responsabilité de l'attaque de Goma.

Le M23 a accusé les autorités de la RDC de cette « attaque terroriste » et a indiqué qu'il y avait trois décès confirmés, dont celui dudit employé de l'UNICEF, dont l'identité n'a pas été confirmée pour l'instant. Ainsi, le groupe a accusé « le régime de Tshisekedi Tshilombo – en référence au président congolais Félix Tshisekedi – » d'« une attaque contre l'ONU et l'UE ».

En ce sens, il a souligné que cette attaque a été lancée contre un lieu « très éloigné de la ligne de front » et a ajouté que « cet acte d'agression représente une provocation intolérable qui affecte une zone urbaine densément peuplée, mettant délibérément en danger des milliers de civils innocents ».

Le M23, qui a pris le contrôle de Goma en janvier 2025 dans le cadre d'une offensive dans l'est de la RDC, a accusé le 25 février l'armée d'avoir lancé une « offensive à grande échelle » dans la zone, comprenant des attaques contre des « zones densément peuplées », malgré le cessez-le-feu en vigueur pour tenter de contenir le conflit.

Le groupe rebelle – soutenu par le Rwanda et composé principalement de Tutsis congolais – a pris le contrôle d'une grande partie des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu en 2025, y compris leurs capitales respectives, Goma et Bukavu, au milieu d'une offensive qui a fait monter les tensions entre Kinshasa et Kigali et a donné lieu par la suite à un processus de négociations pour empêcher l'expansion du conflit dans la région.