Trump a l'intention de fixer un tarif minimum de 15% à 20% pour les produits de l'UE, selon «FT»

Madrid 14 (Europa Press) –

Le président américain, Donald Trump, aurait été en faveur d'imposer une taxe minimale de 15% à 20% pour les produits importés de l'Union européenne dans tout accord avec le bloc, comme indiqué aux «Times financiers» trois personnes informées des conversations.

De même, des sources familières avec les négociations affirment que Trump n'aurait pas été affecté par la dernière offre de l'UE de réduction des tarifs sur les voitures et qu'il serait disposé à les garder dans 25%.

En ce sens, un responsable américain a déclaré au journal britannique que l'administration envisage de fixer un tarif réciproque supérieur à 10%, même si un accord avec l'UE est conclu.

De son côté, le journal cite deux sources compétentes lorsqu'il visait que Maros Sefcovic, commissaire au commerce de l'UE, a offert ce vendredi une évaluation pessimiste de ses conversations récentes à Washington aux ambassadeurs de l'UE.

Cette position la plus difficile du président américain chercherait à tester le seuil de tolérance de l'UE après des semaines de négociations sur un accord-cadre pour maintenir un tarif de base de 10% pour la plupart des produits des vingt-sept ans, plaçant ainsi l'UE dans une situation engagée lorsque la date limite du 1er août approche de la UE.

De son côté, l'UE a indiqué qu'elle riposterait à une telle mesure, mais est divisée sur l'adoption de contre-mesures et pourrait être forcée d'accepter un tarif basé supérieur à 10% dans tout accord.

Si Trump insiste sur des tarifs réciproques permanents de 15 à 20%, ils seraient aussi élevés que lorsque les négociations commerciales ont commencé en avril. Les États-Unis ont également imposé des tarifs sectoriels de 50% sur l'acier et l'aluminium de l'UE.

L'UE a planifié plusieurs contre-mesures, mais a reporté à plusieurs reprises sa mise en œuvre, les liant à la dernière échéance de Trump pour les négociations, le 1er août.

Ces représailles européennes comprennent des tarifs de plus de 21 000 millions d'euros d'importations américaines annuelles, notamment du poulet et du jean, qui entrerait en vigueur le 6 août.

La Commission européenne, responsable de la politique commerciale, a également proposé des représailles contre 72 000 millions d'euros d'importations américaines annuelles, y compris les avions Boeing et Bourbon, si les négociations échouent.

De même, une troisième liste est en cours de préparation avec des mesures contre les services, et une personne familière avec la dernière proposition a souligné qu'elle inclurait des prélèvements sur les services numériques et les revenus publicitaires en ligne.

Les tarifs américains affectent 380 000 millions d'euros d'exportations annuelles de l'UE, soit un total de 532,3 milliards. Les États-Unis sont le plus grand marché du bloc et représente un cinquième des exportations.