Sánchez transmet aux îles Canaries son « soutien » pour défendre leur statut de RUP devant le cadre financier pluriannuel de l'UE


Sánchez transmet aux îles Canaries son « soutien » pour défendre leur statut de RUP dans le cadre financier pluriannuel de l'UE

– GOUVERNEMENT DES ÎLES CANARIES

SANTA CRUZ DE TENERIFE, 6 janvier (EUROPA PRESS) –

Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, a récemment envoyé une lettre au président des Îles Canaries, Fernando Clavijo, dans laquelle il garantit son soutien à la défense des intérêts de l'archipel et de toutes les régions ultrapériphériques dans la négociation du cadre financier pluriannuel de l'UE.

Dans sa lettre, dont le gouvernement canarien a fait part ce mardi avec une note aux médias, Sánchez aurait également défendu que « l'Espagne exige et continuera d'exiger » que le budget européen pour la période 2028-2034 « tienne pleinement compte » des particularités et des besoins des régions ultrapériphériques.

Par ailleurs, selon le Gouvernement des Canaries, le chef de l'Exécutif de l'État a confirmé à Fernando Clavijo qu'il défendra devant la Commission européenne les changements dans la proposition élaborée par l'équipe d'Ursula Von der Leyen qui impliquent « un financement et une visibilité suffisants pour l'agriculture, la pêche et la cohésion territoriale ».

Le Gouvernement des Canaries souligne que cette position rejoint l'inquiétude manifestée par le président des Canaries concernant les « conséquences graves » qu'aurait la disparition du Programme d'Options Spécifiques pour l'Éloignage et l'Insularité (POSEI) pour le secteur primaire.

Dans sa lettre, Pedro Sánchez a également assuré avoir déjà fait part personnellement du rejet de l'Espagne à la proposition de cadre financier pluriannuel lors du Conseil européen du 18 décembre à Bruxelles.

Le chef de l'Exécutif espagnol a également confirmé dans sa lettre à Clavijo son soutien à la participation dans les prochains mois à un sommet des trois États avec les régions ultrapériphériques pour sceller un front commun. « Nous apprécierions qu'une réunion soit convoquée entre le président français, le Premier ministre portugais et moi-même avec les présidents des neuf RUP », réunion à laquelle « je serais ravi d'assister ».

DROIT DE VETO

Le gouvernement souligne que le prochain Conseil européen se tiendra probablement en mars. C'est pourquoi les Canaries espèrent que le sommet du RUP avec les plus hauts représentants des trois États et des neuf régions ultrapériphériques aura lieu plus tôt. « L'objectif est d'arriver à cette réunion des 27 d'une seule voix qui exprime le refus de voir les régions ultrapériphériques perdre leur aide spécifique », souligne l'exécutif des Canaries.

En ce sens, ajoutent-ils, l'implication maximale de l'Espagne, de la France et du Portugal dans la défense des RUP sera « clé » pour renverser la proposition que la Commission européenne a mise sur la table. En fait, soulignent-ils, les États membres ont le pouvoir de veto sur le futur cadre financier pluriannuel au Conseil européen, un pouvoir qui obligera l'équipe de Von der Leyen à négocier en profondeur ce document.

Par ailleurs, le texte présenté en juillet dernier par l'exécutif européen doit passer le filtre du Parlement européen, un autre atout utilisé par les régions ultrapériphériques en ajoutant leurs députés européens dans leur stratégie de défense du statut de RUP dans le prochain budget européen.

Avec le soutien de leurs Etats et du Parlement européen, les RUP souhaitent que la Commission européenne « rectifie et maintienne » le POSEI, le FEDER, le FSE et les aides spécifiques à la pêche dans son prochain budget.

Dans le cas des Îles Canaries, rappelle le gouvernement régional, l'enveloppe de ressources qu'elle reçoit de l'UE en tant que région ultrapériphérique dans le cadre financier actuel 2021-2027 atteint 4,6 milliards d'euros, dont 2,730 millions proviennent du FEDER et du Fonds social européen, et 1,878 millions du programme POSEI.