Sánchez considère comme une « erreur historique » le fait que l'UE autorise les voitures à combustion après 2035. Signature : ADFR/JGRO .-

MADRID, 17 décembre (EUROPA PRESS) –

Le président du gouvernement, Pedro Sánchez, a qualifié mercredi d'« erreur historique » la proposition de la Commission européenne de retirer le veto total sur la commercialisation des véhicules à combustion à partir de 2035 et d'autoriser, à sa place, une production « limitée » de ce type d'automobile jusqu'à atteindre 10 % des émissions de CO2 autorisées en 2021.

« C'est une erreur historique pour l'Europe, car la compétitivité est garantie par la durabilité et non par l'affaiblissement de nos engagements climatiques », a-t-il déclaré à la clôture de l'événement « Pour faire avancer le pacte d'État contre l'urgence climatique », organisé ce mercredi au Círculo de Bellas Artes de Madrid.

L'offre de Bruxelles est une première étape qui doit encore être négociée entre le Conseil et le Parlement européen pour être adoptée dans sa forme définitive et, comme le soulignent des sources communautaires, cette marge doit en tout cas être « entièrement compensée » par les fabricants eux-mêmes avec des « crédits » obtenus grâce à l'utilisation de ce qu'on appelle « l'acier vert » produit dans l'UE ou des biocarburants.

UNE PROPOSITION QUI RÉPOND AUX EXIGENCES ALLEMANDES

La proposition de la Commission européenne aborde l'assouplissement des réglementations demandé par l'industrie et l'Allemagne, mais ignore l'appel de l'Espagne et de la France à maintenir les objectifs convenus.

L'offre de Bruxelles est une première étape qui doit encore être négociée entre le Conseil et le Parlement européen pour être adoptée dans sa forme définitive et, comme le soulignent des sources communautaires, cette marge doit en tout cas être « entièrement compensée » par les fabricants eux-mêmes avec des « crédits » obtenus grâce à l'utilisation de ce qu'on appelle « l'acier vert » produit dans l'UE ou des biocarburants.

L'Exécutif communautaire insiste sur le fait qu'il s'agit d'une flexibilité qui ne remet pas en cause l'objectif ultime d'atteindre la neutralité climatique au plus tard en 2050, c'est pourquoi les constructeurs doivent encore respecter un objectif de réduction de 90 % des émissions liées aux véhicules thermiques en 2035.