Moreno demande d'éviter une « dépendance excessive au pétrole » dans l'UE et propose l'Andalousie comme puissance en matière d'énergie verte


La présidente du Conseil, Juanma Moreno (c), avec le conseiller Jorge Paradela (2d), la conseillère Catalina García et le président de l'Association espagnole de l'hydrogène (AeH2), Javier Brey (2i), à la Conférence européenne sur l'énergie hydrogène (EHEC)

– María José López – Europa Press

SÉVILLE, 11 mars (EUROPA PRESS) –

Le président du gouvernement andalou, Juanma Moreno, a encouragé la « conquête » de la souveraineté énergétique pour éviter une « dépendance excessive au pétrole » dans l'Union européenne (UE) et a proposé l'Andalousie comme puissance en matière d'énergie verte, car il considère « faisable » qu'en 2030, un tiers de l'hydrogène vert produit en Espagne provienne d'Andalousie.

C'est ce qu'il a déclaré mercredi à l'ouverture de la Conférence européenne sur l'énergie hydrogène, tenue à Séville, au cours de laquelle il a défendu que cette source d'énergie propre « n'est pas une prise électrique mais une réalité que nous avons pu vérifier ». C’est pour cette raison qu’il a appelé l’UE à inclure l’hydrogène vert dans ses projets communs visant à faciliter son exportation.

« L'Europe doit continuer à être forte et résiliente », a déclaré le président andalou, qui a eu un impact particulier sur l'énergie dans le contexte de la guerre dans la région de l'Iran qui « impacte l'économie » en raison de la dépendance aux sources d'énergie comme le pétrole.

En ce sens, le projet « État » de la Vallée andalouse de l'hydrogène confirme, selon les mots de Juanma Moreno, que l'Andalousie est en mesure de « répéter un autre exploit historique », en référence au rôle joué par la communauté, et plus spécifiquement par Huelva, dans la conquête du Nouveau Monde.

Le président a souligné l'engagement « convaincu » du gouvernement andalou en faveur de l'hydrogène vert, sur lequel l'Unité d'Accélérateur de Projets compte quatorze projets d'une valeur de 6,2 milliards d'euros. Les prévisions gérées par la Commission indiquent qu'un emploi sur quatre généré autour de l'hydrogène vert sera andalou. « Nous sommes confrontés à un moment exceptionnel », a-t-il souligné, pour lequel il serait important d'éliminer les « incertitudes réglementaires » qui existent encore.

Dans le cadre du forum, le président a rappelé que Moeve avait donné le coup d'envoi définitif à la vallée andalouse, l'un des projets d'hydrogène vert les plus grands et les plus ambitieux d'Europe, lorsque son conseil d'administration a approuvé la décision finale d'investissement (FID) pour lancer sa première phase.

La phase initiale du développement de la vallée andalouse de l'hydrogène vert, appelée Projet Onuba, impliquera un investissement de plus de 1 milliard d'euros, pour construire un électrolyseur de 300 mégawatts (MW) ainsi qu'une nouvelle production solaire et éolienne, selon 'Expansión' et 'Financial Times' ce lundi. De plus, Moeve aura comme partenaires dans cette première phase Masdar, un groupe d'énergies renouvelables d'Abu Dhabi, et Enalter, une société formée par Enagás Renovable et Alter Enersun.

Cette première phase de la vallée andalouse, un projet clé de la stratégie « Mouvement positif » de Moeve, envisage la construction à Palos de la Frontera (Huelva) d'une usine de production d'hydrogène vert avec 300 mégawatts (MW) de puissance d'électrolyse, extensible de 100 MW supplémentaires. Cette nouvelle infrastructure fournira de l'hydrogène vert tant aux propres installations industrielles de l'entreprise qu'à des tiers, contribuant ainsi de manière significative à la décarbonation de l'industrie et du transport lourd terrestre, maritime et aérien.