Miranda (BNG) considère l'accord UE-Mercosur comme « une menace » pour le secteur galicien et reproche le « soutien » du PP


Dossier – L'eurodéputée BNG, Ana Miranda, lors de son discours au Parlement européen.

– LAURIE DIEFFEMBACQ – Archives

SANTIAGO DE COMPOSTELA 15 janvier (EUROPA PRESS) –

L'eurodéputée BNG, Ana Miranda, a qualifié l'accord UE-Mercosur de « menace » pour le secteur de l'élevage galicien et a critiqué le « soutien » du PP après avoir « refusé à Bruxelles d'augmenter la protection des exploitations agricoles galiciennes ».

Ainsi, la nationaliste a opté pour une plus grande protection du secteur contre « les menaces » que représente cet accord, selon elle, surtout, a-t-elle ajouté, pour « les petits élevages de viande, d'apiculture et de volaille ».

Comme le rapporte le Bloc dans un communiqué de presse, le député européen a indiqué que l'accord représente « un triple problème » pour la Galice. D'abord pour les producteurs, car « avec l'entrée des produits du Mercosur, il y a une concurrence déloyale ». Également pour les consommateurs qui « n'ont pas de garantie sur les produits qu'ils vont consommer » et un problème environnemental « en ne répondant pas aux mêmes normes que dans l'UE ».

CLAUSE DE SAUVEGARDE

C'est pourquoi, pour accroître la protection des petits producteurs, il a rappelé que le BNG, avec d'autres partis, avait présenté des amendements au rapport comportant une clause de sauvegarde.

Cette clause, a-t-il expliqué, défendait que s'il y avait une augmentation de 5% des importations d'un produit spécifique (sur une période de 3 ans), ou une baisse de plus de 5% du prix à l'importation du produit, la mesure de sauvegarde devrait être automatiquement activée.

Toutefois, Ana Miranda a souligné que ces mesures ont été rejetées par les populaires, « qui ont préféré le texte original ». « Nous devons dénoncer le fait que le PP de Bruxelles a refusé d'augmenter la protection des exploitations agricoles et d'élevage galiciennes », a souligné le nationaliste.