Macron célèbre le « retour au calme » avec Trump et défend que face aux menaces, l'UE « se fait respecter »


Le président français Emmanuel Macron fait des déclarations à la presse à son arrivée au sommet extraordinaire qui se tient ce jeudi à Bruxelles.

-Michael Kappeler/dpa

BRUXELLES, 22 janvier (EUROPA PRESS) –

Le président français Emmanuel Macron a célébré jeudi le « retour au calme » après que le président américain Donald Trump a retiré la menace de nouveaux tarifs douaniers contre les pays européens ayant participé aux manœuvres militaires au Groenland ; Un tournant qui, aux yeux du président français, montre que lorsque l'Union européenne reçoit des menaces, « elle est respectée ».

« Après avoir commencé la semaine avec des menaces d'invasion et de droits de douane, nous sommes revenus à une situation qui me semble beaucoup plus acceptable, même si nous resterons vigilants », a déclaré Macron devant la presse à Bruxelles, à son arrivée au sommet extraordinaire des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE convoqué pour coordonner la réponse de Washington dans la crise ouverte par le Groenland.

Dans ce contexte, le président français a déclaré que la conclusion selon laquelle Trump avait renoncé à ses pressions était que « lorsque l'Europe réagit de manière unie, en utilisant les instruments à sa disposition, elle gagne le respect ».

« Nous espérons simplement que la France soit respectée, que l'Europe soit respectée. Et chaque fois qu'ils ne le seront pas, nous nous exprimerons et agirons clairement », a-t-il souligné, après avoir souligné l'unité de l'Union et sa « prévisibilité » et l'engagement pour « la paix, la stabilité et un ordre international apaisé ».

Après que Trump a annoncé samedi dernier l'imposition à partir du 1er février de 10 % supplémentaires de droits de douane sur les pays identifiés pour leur participation aux exercices militaires au Groenland, la majorité des dirigeants européens ont réagi en qualifiant ces menaces d'inacceptables.

En outre, les Vingt-Sept ont entamé des discussions entre capitales, mais aussi au niveau technique et diplomatique à Bruxelles, pour préparer leurs représailles, depuis la réactivation des droits de douane sur 93 milliards d'euros d'achats aux États-Unis jusqu'à l'utilisation du mécanisme anti-coercition qui permet de sanctionner les pays tiers qui exercent une pression économique sur l'UE.

Dans ce contexte, Macron a souligné que lorsque l'Union ou l'un de ses membres est « soumis à des pressions » de la part de tiers, il est normal que le bloc réponde avec « solidarité » et recoure aux instruments à sa disposition et « se fasse respecter ».