L'Union d'Estrémadure annonce des manifestations de rue s'il n'y a pas de solutions à l'effondrement des prix du riz

MÉRIDA, 17 novembre (EUROPA PRESS) –

L'Union d'Estrémadure annonce des manifestations de rue si des solutions ne sont pas appliquées à « l'effondrement » des prix du riz, conséquence, indique-t-elle, des accords commerciaux de l'Union européenne.

C'est ce qu'a déclaré lundi lors d'une conférence de presse à Mérida le secrétaire technique de ladite organisation agricole, Luis Cortés, qui a prédit que ni la Junte d'Estrémadure, ni le ministère de l'Agriculture, ni les instances européennes n'adopteraient de mesures pour éviter la situation actuelle.

Dans ce contexte, il a indiqué que l'Union allait appeler les producteurs à exiger l'application des clauses de sauvegarde une fois que les prix « baissent », comme c'est le cas, et dans le cas où ils ne seraient pas entendus, ils devraient « retourner dans les rues et les routes avec les tracteurs et les agriculteurs », a-t-il souligné.

Ainsi, Cortés a soutenu que le plus grand problème pour la culture du riz est le prix que les industriels paient aux producteurs, qui « ne couvre en aucun cas les coûts de production », et qui ne peuvent pas non plus « s'adresser à l'AICA pour le signaler car dans ce cas, ils ne nous l'achèteraient pas », a-t-il souligné, explique La Unión Extremadura dans un communiqué.

Il ajoute également que l'avenir s'annonce « chaque jour plus sombre » pour ce secteur, puisque « outre les 600 000 tonnes que l'UE veut approuver pour l'importation de riz d'Asie du Sud-Est, sans clause de sauvegarde, l'accord du Mercosur approuvera l'importation de 60 000 tonnes sans droits de douane ».

Cela signifie qu'avec les accords négociés et celui prévu avec l'Inde, ils rendront « ruineuse » la culture dans l'Union européenne, et ils devront donc – a-t-il prévenu – abandonner « les 19 000 hectares qui sont encore cultivés en Estrémadure ».