L'UGT voit positif le premier plan européen de logement abordable présenté par Bruxelles


Le secrétaire général de l'UGT, Pepe Álvarez

– Carlos Luján – Europa Press

MADRID, 17 décembre (EUROPA PRESS) –

L'Union générale des travailleurs (UGT) a apprécié positivement la présentation du premier plan européen pour le logement abordable par la Commission européenne, car elle reconnaît que la crise du logement est un problème structurel « avec de graves conséquences sociales, professionnelles et territoriales pour des millions de travailleurs dans l'Union européenne, en particulier pour les jeunes et les travailleurs essentiels ».

Le syndicat a souligné dans un communiqué publié mercredi que, pour la première fois, Bruxelles a placé l'accès à un logement décent, abordable et de qualité comme une priorité politique européenne, en le liant à la cohésion sociale, à la mobilité du travail et à la stabilité démocratique.

Selon l'organisation dirigée par Pepe Álvarez, ce projet européen ouvre la porte à une plus grande mobilisation des investissements publics, à la révision des règles sur les aides d'État et au renforcement du rôle des pouvoirs publics pour accroître l'offre de logements sociaux et abordables, également pour les ménages à revenus moyens qui sont expulsés du marché résidentiel.

Le syndicat apprécie particulièrement que la Commission reconnaisse l'impact négatif de la croissance des locations à court terme dans les zones à plus forte pression résidentielle et annonce une future initiative législative européenne qui permettra aux autorités locales d'agir contre cette dynamique. Pour l’UGT, lutter contre ce phénomène est essentiel pour récupérer des logements à usage résidentiel et protéger ceux qui vivent et travaillent dans les villes les plus touchées.

L'UGT considère également comme positives la promotion de la construction et la réhabilitation de logements abordables, ainsi que les mesures visant à améliorer la planification, l'innovation et l'efficacité dans le secteur de la construction, à condition qu'elles n'impliquent pas de déréglementation ou d'abaissement des normes du travail, sociales ou environnementales.

Le syndicat prévient toutefois que l'impact réel de ce projet européen dépendra de son application effective sur le terrain. En ce sens, il a averti que, sans une implication claire des États membres, des communautés autonomes et des gouvernements locaux, et sans ressources suffisantes et stables, « les mesures risquent de rester des déclarations sans effets réels ».

C'est pourquoi il est jugé essentiel de renforcer « de manière décisive » le parc de logements publics et sociaux, de servir les jeunes, les travailleurs essentiels et les personnes à faibles revenus, de lutter contre la spéculation et de consolider les politiques de lutte contre le sans-abrisme.