L’UE qualifie d’« effroyable » le « rythme actuel » des exécutions en Iran


Archive – Drapeau de l'Union européenne

– Philipp Von Ditfurth/Deutsche Pr / Dpa – Archives

BRUXELLES, 28 avril (EUROPA PRESS) –

L'Union européenne a qualifié mardi d'« effroyable » le « rythme actuel » des exécutions en Iran et a réitéré que la peine de mort « est incompatible avec le droit inaliénable à la vie et l'interdiction absolue des peines cruelles, inhumaines ou dégradantes ».

« L'UE est fermement et catégoriquement opposée au recours à la peine capitale dans tous les cas et en toutes circonstances (…) Elle ne dissuade pas les criminels et rend les erreurs judiciaires irréversibles », a déclaré le porte-parole du Service européen pour l'action extérieure, Anouar El Anouni, dans un communiqué.

En ce sens, il a exhorté les autorités iraniennes à appliquer une « politique cohérente en vue de l'abolition totale de la peine de mort ». « Nous condamnons particulièrement le recours à la peine capitale en réponse à des dissensions internes », a-t-il déclaré.

De même, il a appelé Téhéran « à mettre immédiatement fin à la pratique consistant à prononcer et à exécuter des condamnations à mort contre les manifestants ». « Nous exhortons les autorités iraniennes à libérer toutes les personnes injustement détenues dans l'exercice de leur liberté d'expression et à se conformer à leurs obligations en vertu du droit international », a-t-il déclaré.

Ses propos interviennent après que le gouvernement iranien a critiqué les « sanctions inhumaines » de l'UE, niant qu'elles aient quoi que ce soit à voir avec les droits de l'homme. « Ils ont été conçus pour piétiner les droits fondamentaux des Iraniens ordinaires. Personne ne croit plus à ce théâtre moral fatigué », a déclaré le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei.

Le club communautaire maintient actuellement des sanctions contre 263 individus et 53 entités en Iran et a récemment désigné les Gardiens de la révolution comme organisation terroriste. Par ailleurs, la semaine dernière, les Vingt-Sept sont parvenus à un accord politique pour établir des mesures restrictives à l'encontre des responsables du blocus du détroit d'Ormuz dans le contexte du conflit en Iran.