L'UE prolonge d'un an son programme de sanctions contre le Hamas et le Jihad islamique


Dossier – Des combattants du Jihad islamique et des brigades Ezz al-Din Al-Qassam, la branche armée du Hamas, se tiennent debout lors de la remise de trois otages israéliens aux représentants de la Croix-Rouge dans la ville de Khan Younis, au sud de la bande de Gaza.

– Abed Rahim Khatib/dpa – Archives

BRUXELLES, 16 janvier (EUROPA PRESS) –

Les États membres de l'Union européenne ont convenu de prolonger d'un an, jusqu'au 20 janvier 2027, un ensemble de sanctions imposées en 2024 contre le Mouvement de résistance islamique (Hamas) et le Jihad islamique palestinien, et qui comprend également 11 personnes responsables du financement de l'activité des deux groupes terroristes.

Les personnes désignées sont soumises à un gel des avoirs et il est interdit aux citoyens et aux entreprises de l'UE de leur accorder les fonds dont elles disposent. De plus, il leur est interdit de voyager, ce qui les empêche d'entrer ou de transiter par les États membres de l'UE.

À la suite du réexamen annuel, le Conseil de l'Union européenne a décidé de rayer une personne décédée de la liste. Ainsi, au total, 11 personnes et trois entités sont actuellement sanctionnées dans ce cadre de mesures restrictives.

En janvier 2024, les Vingt-Sept ont approuvé un cadre de mesures restrictives et ont inclus les six premières personnes sur la liste pour les tenir responsables d'avoir soutenu, facilité ou permis des actions violentes du Hamas et du Jihad islamique palestinien, après qu'ils ont mené une attaque contre Israël le 7 octobre 2023.

A travers ce mécanisme, le Conseil sanctionne « ceux qui soutiennent, matériellement ou financièrement » les deux groupes, ainsi que ceux qui sont impliqués dans des actions qui menacent Israël ou vont à l'encontre du droit international humanitaire, comme l'a détaillé l'institution dans un communiqué.

DEUXIÈME PHASE DU PLAN DE PAIX À GAZA

La prolongation des sanctions contre le Hamas et le Jihad islamique intervient quelques jours après que les États-Unis ont annoncé le lancement de la deuxième phase pour mettre fin à la guerre dans la bande de Gaza, et qui ajoute au cessez-le-feu entré en vigueur il y a trois mois la démilitarisation et la création d'un organe d'administration de Gaza.

Le Conseil européen s'est précédemment félicité de l'adoption de la création du Conseil de la paix et d'une Force internationale de stabilisation temporaire dans la bande de Gaza. Il a également exhorté toutes les parties à mettre en œuvre la résolution dans son intégralité et conformément aux principes politiques et juridiques internationaux pertinents.

Dans ce contexte, les Vingt-Sept ont réaffirmé leur attachement au droit international et à « une paix globale, juste et durable » fondée sur « la solution à deux États, conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité de l'ONU », dans laquelle « deux États démocratiques, Israël et la Palestine, coexistent en paix à l'intérieur de frontières sûres et reconnues ».