Bruxelles garantit à Israël qu'elle surveillera la mise en œuvre des conclusions de la commission indépendante sur le fonctionnement de l'agence
MADRID, 12 octobre (EUROPA PRESS) –
L'Union européenne a prévenu samedi des « conséquences désastreuses » qui résulteraient de la suspension des activités de l'agence des Nations Unies pour les réfugiés au Moyen-Orient, l'UNRWA, actuellement discutée au Parlement israélien.
Le 6 octobre, rappelons-le, la commission des Affaires étrangères et de la Défense du Parlement israélien, la Knesset, avait approuvé la mise en œuvre d'un projet de loi qui, s'il entrait enfin en vigueur, entraînerait la disparition de l'UNRWA en Israël et à Jérusalem-Est. , un coup potentiellement mortel pour son travail à Gaza et dans les camps de réfugiés palestiniens.
Bruxelles rappelle que l'approbation constituerait la rupture de l'accord bilatéral signé entre Israël et l'agence en 1967, avec pour conséquence la révocation des pouvoirs diplomatiques de son personnel, indispensables à l'exercice de son travail.
En mars dernier, Israël a accusé « un nombre important » de travailleurs de l'UNRWA d'« être membres d'organisations terroristes », ce qui a conduit 16 pays à suspendre ou geler leurs fonds, privant brutalement cette organisation de 450 millions de dollars et mettant en doute la continuité de ses opérations.
Mais mi-avril, l'enquête externe menée par l'ancienne ministre française des Affaires étrangères Catherine Colonna a écarté que les autorités israéliennes aient fourni des preuves étayant les liens terroristes présumés attribués à plusieurs employés de l'UNRWA.
Face à cette situation, l'UE défend non seulement l'avertissement formulé à l'époque par le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, sur la portée historique d'une décision sans précédent adoptée par un membre de l'ONU, mais réitère également son engagement à aider l'organisation, en plus de garantir à Israël qu'il surveillera de près la mise en œuvre des conclusions du rapport de la commission indépendante.
« L'UNRWA », rappelle enfin Bruxelles, « fournit des services essentiels à des millions de personnes à Gaza, en Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, et dans toute la région, y compris au Liban, en Syrie et en Jordanie ».
« C'est un pilier de la stabilité régionale », souligne-t-il, « qui joue également un rôle fondamental pour garantir les conditions sur le terrain pour un chemin crédible vers une solution à deux Etats », palestinien et israélien, en coexistence.