L'UE maintient le niveau d'indemnisation en cas de retard des vols, mais ne garantit pas la gratuité des bagages à main

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Dossier – Un comptoir d'enregistrement Iberia à l'aéroport Adolfo Suárez Madrid-Barajas, le 2 mars 2026, à Madrid (Espagne). – Ricardo Rubio – Europa Press – Archives

BRUXELLES, 12 (EUROPA PRESS)

L'Union européenne a conclu un accord politique sur la réforme des droits des passagers après une décennie de blocus, selon lequel les seuils et les délais donnant droit à une indemnisation en cas de retard d'un vol seront maintenus (entre 250 et 600 euros) et les compagnies aériennes ne pourront pas facturer aux familles ou aux personnes à charge un coût supplémentaire pour garantir des sièges ensemble, bien qu'elles renoncent à protéger le droit d'embarquer avec des bagages à main sans les payer.

Les négociateurs du Conseil (gouvernements) et du Parlement européen se sont mis d'accord sur un texte commun qui détaille la réforme et qui a reçu ce vendredi le feu vert du comité de conciliation qui représente les Vingt-Sept, première étape pour achever le processus formel qui confirme l'accord.

En effet, l'un des négociateurs des députés européens et ancien commissaire, Virginijus Sinkevicius, a déjà célébré l'approbation des Vingt-Sept sur les réseaux sociaux et est confiant qu'elle sera approuvée lundi.

« Aucun accord n'est jamais parfait, mais l'accord des ambassadeurs montre pourquoi le Parlement s'est battu si dur : des droits des passagers plus clairs, des sièges gratuits pour les familles, plus de protection pour les personnes handicapées, des primes (de compensation) plus équitables et une meilleure protection sur les billets aller-retour », a résumé l'eurodéputé des Verts européens.

Parmi les clés de la réforme figure le maintien des seuils d'indemnisation en cas de retard, d'annulation de vol ou de refus d'embarquement que les Vingt-Sept ont tenté d'assouplir et la garantie qu'après trois heures de retard le passager aura le droit de porter plainte.

Ainsi, la réforme – qui entrera en vigueur douze mois après son adoption – instaure une indemnisation de 250 euros pour tout vol retardé sur des liaisons allant jusqu'à 1 500 kilomètres, 400 euros pour les vols intra-UE ou entre 1 500 et 3 500 kilomètres et 600 euros pour le reste des liaisons.

Il est également clair que les passagers pourront embarquer sans frais supplémentaires avec un bagage à main qui se place sous le siège de l'avion, mais ils renoncent à protéger le droit d'embarquer également sans payer avec un bagage à main en cabine, comme le soutient un arrêt de la Cour de justice de l'UE (CJUE).

En échange, l'accord établit l'obligation que le prix proposé à l'utilisateur comprenne par défaut le coût de l'embarquement en cabine avec une valise à main, par souci de « transparence », et il y aura la possibilité pour le voyageur qui voyage sans celle-ci d'opter pour une réduction au moment de l'achat.

D'autres clés de l'accord, selon les sources des négociateurs, concernent le renforcement des droits des passagers, par exemple lorsqu'ils acceptent un bon à titre de compensation au lieu d'un remboursement, puisque la réforme précise que ces bons ne peuvent pas avoir de date d'expiration ou de conditions gênantes.

De même, les frais de changement administratif de nom ou de fautes d'orthographe sont interdits et les compagnies aériennes seront obligées d'envoyer par email aux passagers qui subissent des retards ou des annulations toutes les informations pertinentes pour connaître leurs droits et les démarches à suivre pour réclamer l'indemnisation qui leur correspond.

Quant aux familles, le nouveau cadre prévoit des changements tels que que les compagnies aériennes ne pourront plus facturer pour garantir que les mineurs soient assis à côté de leurs parents et qu'elles devront également garantir que s'ils voyagent avec une poussette, elles pourront la déposer à la porte d'entrée de l'avion et la récupérer au même endroit à la fin du vol.

Les personnes à mobilité réduite qui manquent un vol parce qu'elles n'ont pas reçu l'assistance nécessaire pour se rendre à l'embarquement auront également le droit de demander une indemnisation à ce titre.