L'UE maintiendra le contact avec Delcy Rodríguez pour défendre ses intérêts sans reconnaître la légitimité de son gouvernement


Archive – La présidente en charge du Venezuela, Delcy Rodríguez

– Europa Press/Contact/Wei Neiruilaquanguodaibiaoda

BRUXELLES, 6 janvier (EUROPA PRESS) –

L'Union européenne a assuré ce mardi qu'elle maintiendrait un « dialogue spécifique » avec le nouveau président en charge du Venezuela, Delcy Rodríguez, comme elle l'avait déjà fait avec le président Nicolás Maduro, pour défendre les « intérêts » des Vingt-Sept, même si elle continue sans reconnaître la légitimité démocratique du gouvernement vénézuélien.

C'est ce qu'a déclaré lors d'une conférence de presse à Bruxelles la porte-parole de l'Union pour les Affaires étrangères, Anitta Hipper, dans laquelle elle a insisté sur la nécessité de réaliser une transition démocratique à travers « un dialogue » incluant « les acteurs démocratiquement élus » après l'arrivée au pouvoir de Rodríguez.

« Ce que nous ferons dans ce cas, c'est ce que nous avons fait jusqu'à présent. Même si nous n'avons pas reconnu la légitimité du président Maduro, ni celle de Delcy Rodríguez, nous maintiendrons un dialogue spécifique et continu avec les autorités vénézuéliennes pour sauvegarder nos propres intérêts et nos propres principes », a expliqué Hipper.

Le porte-parole de la communauté a déclaré une fois de plus que nous devons respecter « la volonté » des Vénézuéliens qui ont exprimé lors des dernières élections dans ce pays latino-américain qu'ils voulaient « un changement démocratique » et que, bien que Rodríguez ait été investie comme présidente par intérim, son mandat découle d'un « processus électoral irrégulier ».

Les déclarations de l'UE interviennent après que Delcy Rodríguez a prêté serment comme président par intérim ce lundi, en l'absence de Maduro, emprisonné aux États-Unis après que l'administration de Donald Trump l'a capturé lors d'une attaque lancée samedi contre Caracas.

Dans ce contexte, Trump a averti le dirigeant vénézuélien qu'il « paiera un prix plus élevé » que Maduro « s'il ne fait pas ce qu'il faut », notant qu'il ne tolérera pas le « rejet catégorique » de Rodríguez de l'intervention militaire américaine susmentionnée. Par ailleurs, le secrétaire d'État, Marco Rubio, a prévu « plus de coopération » avec Washington de la part du reste de l'exécutif vénézuélien.