L'UE et l'Ukraine dénoncent le danger que représente la Russie pour Tchernobyl en souvenir des 40 ans de la catastrophe nucléaire


Commémoration à Moscou du 40e anniversaire de la tragédie nucléaire de Tchernobyl, le 26 avril 2026

– Europa Presse/Contact/Vladimir Gerdo

MADRID, 26 avril (EUROPA PRESS) –

L'Union européenne et l'Ukraine ont accompagné dimanche leur commémoration du 40e anniversaire de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl d'une plainte contre les manœuvres russes pendant la guerre contre l'Ukraine qui, critiquent-elles, représentent un danger très grave pour le sarcophage qui entoure le réacteur numéro 4 détruit, épicentre de la catastrophe européenne de 1986.

« La Russie », a condamné le président ukrainien Volodymyr Zelensky, « est, une fois de plus, sur le point d'entraîner le monde dans l'abîme d'un désastre fabriqué » parce que « ses drones de fabrication iranienne survolent régulièrement l'usine et l'un d'eux a heurté le sarcophage l'année dernière ».

Zelensky a évoqué en ces termes l'incident survenu le 14 février 2025. L'agence nucléaire de l'ONU a confirmé que l'impact d'un drone a provoqué un incendie dans le sarcophage sans qu'à aucun moment il n'ait déstabilisé le confinement radioactif. La Russie a pris ses distances avec cet incident, qu'elle a dénoncé comme une attaque ukrainienne sous fausse bannière, pour accuser Moscou.

Dans sa déclaration correspondante, l'Union européenne a adopté un ton historiciste en condamnant le « secret soviétique » qui « cachait la véritable ampleur » de la catastrophe nucléaire, dont l'héritage « reste un rappel brutal que la garantie de la sûreté nucléaire dépend de la transparence, de mesures de protection fortes et de la coopération internationale ».

L'Union européenne, comme Zelensky, a fustigé « les attaques incessantes de Moscou contre le « nouveau confinement sûr » de Tchernobyl, qui « sapent des décennies d'efforts et d'investissements internationaux d'une valeur de 2,1 milliards d'euros pour atténuer les conséquences de la catastrophe ».

La déclaration profite de l'occasion pour dénoncer « la prise de contrôle illégale et l'occupation continue par la Russie de la centrale nucléaire de Zaporizhia, la plus grande installation nucléaire d'Europe » qui « augmente considérablement le risque pour la vie humaine et la protection de l'environnement » et, par extension, « les attaques systématiques de Moscou contre les infrastructures énergétiques de l'Ukraine, qui menacent l'approvisionnement en électricité nécessaire au fonctionnement sûr des installations nucléaires ».

« En ce tragique anniversaire, nous exigeons que la Russie cesse immédiatement toutes les attaques contre les installations nucléaires en Ukraine et respecte les sept piliers essentiels de la sécurité nucléaire en cas de conflit armé », ajoute l'UE, avant d'exiger que la Russie soit tenue pour responsable « de la mise en danger de la sécurité publique, qu'elle indemnise tous les dommages causés et qu'elle restitue à l'Ukraine le contrôle total de la centrale de Zaporizhia ».