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MADRID, 31 janvier (EUROPA PRESS) –
L'Union européenne a remis en question ce samedi, un jour avant cinq ans du coup d'Etat en Birmanie, les intentions déclarées par les autorités du pays concernant une prétendue ouverture démocratique et a dénoncé la « continuité de graves violations des droits de l'Homme ».
« Nous condamnons les graves violations des droits de l'homme qui persistent, les restrictions généralisées des libertés fondamentales et le climat de peur », a déclaré la Commission européenne dans un communiqué.
C'est pourquoi ils appellent à « la fin de toutes les formes de violence et à la libération de tous les prisonniers arbitrairement détenus » et mentionnent notamment ceux détenus en vertu de la loi de protection électorale.
Bruxelles fait également référence aux récentes élections de décembre 2025 et janvier 2026. « Le contexte persistant et l'application du processus ont montré clairement que les éléments essentiels d'élections libres et équitables ne sont pas réunis », prévient-elle, pointant notamment l'absence « d'un processus crédible et transparent ».
L'UE rappelle qu'elle avait déjà condamné le coup d'État il y a cinq ans après « les dernières élections libres et équitables » et a attiré l'attention sur le « conflit incessant » dans lequel le pays est plongé et qui touche des millions de personnes. Ainsi, rappelle-t-il, plus de 16 millions de personnes « ont un besoin urgent d'aide » et qu'il y a 3,6 millions de personnes déplacées à l'intérieur du pays et des dizaines de milliers de personnes déplacées dans les pays voisins.
« Le peuple birman a besoin de la fin immédiate de la violence, du respect des droits de l'homme, d'un engagement en faveur d'un processus politique inclusif et d'un accès sans restriction à l'aide humanitaire », a-t-il lancé. En outre, il mentionne le Consensus en cinq points de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ASEAN) comme « critères clés pour remettre la Birmanie sur le chemin de la stabilité ».
Après le coup d'État, le pays a plongé dans une guerre civile opposant l'armée aux milices ethniques et à l'opposition armée soutenue par le gouvernement démocratique en exil. Résultat, près de 90 000 morts, selon des estimations non officielles d'ONG.