L’UE dénonce le cas de Navalny et l’instrumentalisation de la justice russe trois ans après son arrestation

L’Union européenne a réitéré ce mercredi sa dénonciation du cas de l’opposant russe Alexeï Navalny, soulignant qu’il purge des peines politiquement motivées et que son transfert dans une prison en Sibérie démontre l’instrumentalisation de la justice russe.

A l’occasion du troisième anniversaire de son arrestation, à son retour d’Allemagne où il a été soigné pour une tentative d’assassinat avec un agent neurotoxique de type Novitchok, l’UE souligne que Navalny purge « des peines pour des raisons politiques qui s’élèvent à plus de 30 ans, porte-t-il. « des mauvais traitements persistants avec de grands risques pour leur vie et de graves violations de leurs droits humains ».

Dans une déclaration commune, les Vingt-Sept indiquent que le transfert vers la prison isolée de la région de Yamalo-Nenets en Sibérie est une tentative de « l’isoler du reste du monde » et témoigne de « l’instrumentalisation » du système judiciaire russe. contre la dissidence à Vladimir Poutine.

Pour le bloc, la situation que traverse Navalny montre « à quel point les autorités russes le craignent », dans le contexte de la guerre d’agression russe contre l’Ukraine et alors que le pays organisera des élections présidentielles en mars.

De même, les Vingt-Sept « déplorent » que les autorités russes aient inscrit trois des avocats de Navalni sur la liste russe des « terroristes et extrémistes », insistant sur le fait que ces accusations ont une finalité politique. « Les avocats ont un rôle fondamental dans la défense de l’État de droit et des droits humains des accusés. Ils restent en détention préventive et risquent des peines allant jusqu’à six ans de prison », dénonce le communiqué.

En ce sens, l’UE exige la libération de Navalni et ajoute son cas à celui d’autres « prisonniers politiques » tels que Vladimir Kara-Murza, Yuri Dimitriev, Ilia Yashin, Alexei Gorinov, Lilia Chaniseva, Ksenia Fadeva et Ivan Safronov, exprimant son inquiétude quant au traitement réservé dans les prisons russes et à l’état de santé de certains d’entre eux, aggravé par leurs conditions de détention.