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BRUXELLES, 5 février (EUROPA PRESS) –
L'Union européenne a défendu « une action soutenue et coordonnée » aux niveaux « mondial, national et local » pour mettre fin aux mutilations génitales féminines, une pratique qu'elle a qualifiée de « grave violation des droits de l'homme », ainsi que « un outil de contrôle et d'oppression » des femmes et des filles.
C'est ce qu'a déclaré dans une déclaration commune la haute représentante pour la politique étrangère de l'UE, Kaja Kallas ; la commissaire européenne aux droits sociaux, Roxana Minzatu ; et la commissaire à l'égalité, Hadja Lahbib, dans laquelle ils ont défendu qu'« il n'y a aucune justification médicale, culturelle ou éthique » aux mutilations génitales féminines et que, par conséquent, « elles doivent être éradiquées ».
Selon la lettre, plus de 200 millions de femmes et de filles dans le monde sont encore touchées par cette pratique, dont au moins 600 000 vivant en Europe. Il est donc « essentiel pour l'UE d'y mettre un terme », d'« éliminer toutes les formes de violence à leur encontre » et de respecter l'engagement de l'Union européenne en faveur de l'égalité des sexes.
L'Exécutif communautaire a rappelé que lors du Conseil des Affaires étrangères (CAE) tenu à Bruxelles la semaine dernière, les Vingt-Sept ont réaffirmé leur engagement à éliminer « toutes les inégalités de genre et les formes de violences sexuelles et de genre », y compris les mutilations génitales féminines.
« L'UE a déjà pris des mesures importantes pour atteindre cet objectif. La directive européenne de 2024 sur la lutte contre la violence à l'égard des femmes et la violence domestique exige que les États membres criminalisent la mutilation génitale féminine en tant que crime à part entière, renforcent la prévention, améliorent le soutien aux survivantes et améliorent la collecte de données », poursuit le communiqué.
L'abolition de cette forme de violence, de l'avis de la Commission européenne, « nécessite une action soutenue et coordonnée aux niveaux mondial, national et local », c'est pourquoi l'UE « investit dans des campagnes de sensibilisation, la participation communautaire et des partenariats avec des organisations internationales » pour lutter contre les « normes sociales néfastes » qui permettent à cette pratique de persister.
« Les normes sociales peuvent évoluer et les droits humains peuvent être protégés. L'UE ne relâchera pas ses efforts pour éradiquer les mutilations génitales féminines dans le monde jusqu'à ce que toutes les femmes et les filles puissent vivre une vie libre, sûre et digne », ont-ils conclu.