L'UE convient d'harmoniser les lois pénales contre la corruption en unifiant les crimes et les sanctions


Fichier – Drapeau de l'UE.

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BRUXELLES, 2 décembre (EUROPA PRESS) –

Les négociateurs du Parlement européen et du Conseil (gouvernements) sont parvenus ce mardi à un accord pour harmoniser les lois pénales contre la corruption, ce qui permettra en pratique d'élargir la liste des corruptions poursuivies comme délits dans toute l'Union et d'unifier également les sanctions et sanctions imposées à leur encontre.

La réforme, qui a encore besoin de l'approbation formelle de la session plénière de la Chambre européenne et des Vingt-Sept pour devenir loi, élargit la liste des délits de corruption poursuivis dans toute l'UE et inclura la corruption dans les secteurs public et privé, le détournement, le trafic d'influence, l'entrave à la justice, l'enrichissement par la corruption, la dissimulation et certaines violations graves de l'exercice illégal de fonctions publiques.

En outre, cela signifie que les États membres doivent fixer les mêmes sanctions pour les contrevenants, avec des peines maximales d'au moins trois et cinq ans en fonction du crime pour lequel ils sont reconnus coupables et la possibilité d'imposer des amendes supplémentaires ou d'autres mesures telles que l'interdiction de l'exercice de fonctions publiques ou l'exclusion de l'accès aux appels d'offres ou aux procédures d'octroi d'aides publiques.

Les entreprises feront également face à des sanctions harmonisées, puisque la loi prévoit des amendes selon la sanction d'un montant maximum compris entre 3% et 5% du chiffre d'affaires mondial total de l'entreprise ou entre 24 et 40 millions d'euros.

Il sera également défini dans quels cas un État membre est compétent à l'égard d'un délit et est tenu d'engager des poursuites, par exemple lorsque le délit est commis sur son territoire ou lorsque l'auteur de l'infraction est un ressortissant.

La nouvelle règle prévoit également plusieurs cas dans lesquels la compétence peut être étendue à partir du territoire de l'État membre, notamment si l'auteur de l'infraction réside habituellement dans ce pays et si l'infraction est commise contre l'un de ses ressortissants ou résidents habituels.

« Ce règlement mettra à jour et renforcera le cadre juridique de l'UE en matière de corruption et constitue une étape importante dans notre lutte commune contre la corruption et le crime organisé », a célébré le ministre de la Justice du Danemark et président par intérim du Conseil de l'UE, Peter Humelgaard.

La nouvelle directive, qui fusionne et met à jour deux lois européennes existantes, obligera également les États membres à prendre des mesures supplémentaires pour lutter contre la corruption et limiter son impact, par exemple avec la création d'organismes de prévention et de répression de la corruption dotés d'un personnel spécifiquement qualifié et de ressources suffisantes pour mener à bien leur travail.

Les gouvernements devraient procéder à des évaluations régulières pour identifier les secteurs ou professions présentant le risque de corruption le plus élevé et élaborer des mesures pour faire face aux principaux risques dans les secteurs ou professions identifiés, ainsi que prendre les mesures nécessaires pour garantir que toute personne qui signale des crimes, fournit des preuves ou coopère de toute autre manière avec les autorités compétentes a accès à des mesures de protection, de soutien et d'assistance dans le cadre d'une procédure pénale.