Madrid 26. (Press Europa) –
L'Union européenne a déclaré ce vendredi sa «profonde préoccupation» pour l'arrestation du vice-ministre du développement durable du ministère de l'Énergie et des Mines du Guatemala, de Luis Pacheco et d'un autre ancien chef de l'organisation autochtone 48 Cantons, critiquant la partialité du système judiciaire guatémétèque, qu'il a prétendu défendre la règle.
« L'UE a précédemment exprimé sa profonde préoccupation pour l'instrumentalisation du système judiciaire et la mauvaise utilisation des mesures juridiques et procédurales contre les élus, les défenseurs des droits de l'homme, les journalistes, les dirigeants autochtones et les opérateurs judiciaires », indique un communiqué partagé par le service diplomatique de l'Union.
Ainsi, il a directement fait appel aux autorités judiciaires et au bureau du procureur du pays, les exhortant non seulement à défendre l'état de droit, mais aussi à garantir les droits de la réunion pacifique, la procédure régulière et la sécurité et l'intégrité des personnes détenues.
À cette fin, l'Union a promis de poursuivre « de près toute évolution » à cet égard et a déjà imposé des mesures restrictives contre cinq personnes considérées comme « responsables des actions qui sapent la démocratie, l'état de droit et le transfert pacifique du pouvoir au Guatemala ».
Ces déclarations arrivent après ce vendredi, le Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Volker Turk, a décrit comme « très inquiétant » l'arrestation de Pacheco, considérant qu'il s'agit d'une « utilisation inappropriée du droit pénal » pour persécuter les dirigeants autochtones.
Le ministère public a annoncé le 23 avril de l'arrestation de Luis Pacheco, ancien président de l'organisation autochtone 48 Cantons, et Héctor Chaclán, ancien chef de la même entité, accusé de « terrorisme » et « Association illicite », entre autres postes.
Les arrestations indiquent les manifestations qui ont eu lieu en octobre 2023 après la victoire du président actuel du Guatemala, Bernardo Arévalo, contre le bureau du procureur, dirigé par Consuelo Porras, pour avoir tenté de contester la victoire du parti Semilla Movement Party, qu'Arévalo mène.