L'UE condamne l'attaque du Front Polisario contre plusieurs bases marocaines au Sahara occidental


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-ALESSIO MORGESE/DPPI/AFP7/Europa Press

BRUXELLES, 8 mai. (EUROPA PRESS) –

L'ambassadeur de l'Union européenne au Maroc, Dimiter Tzantchev, a condamné le tir de roquettes mené mardi par le Front Polisario à Smara, au Sahara occidental, contre plusieurs bases marocaines situées à la périphérie de la ville.

« La récente attaque contre Smara doit être condamnée. L'heure n'est pas à l'escalade, mais à la négociation, conformément à la résolution 2797 (2025) du Conseil de sécurité de l'ONU », a déclaré le représentant diplomatique du bloc communautaire à Rabat dans un message sur les réseaux sociaux.

Tzantchev a évoqué le plan d'autonomie du Maroc sur le Sahara, décrit dans la résolution de l'ONU susmentionnée comme « la solution la plus viable » au conflit dans l'ancienne colonie espagnole, assurant qu'il est nécessaire de « parvenir à une solution juste, durable et mutuellement acceptable » qui soit elle-même « compatible avec la Charte des Nations Unies ».

L'Armée populaire de libération sahraouie (SPLA), branche militaire de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) autoproclamée, a revendiqué mardi un attentat à la bombe contre plusieurs bases marocaines dans la banlieue de Smara. Au moins trois projectiles ont touché la zone.

L'Association sahraouie pour la défense des droits de l'homme (ASADEDH) a dénoncé que des « éléments » du Polisario s'en prenaient à des « objectifs civils » et a assuré qu'il s'agissait d'une tentative de « boycotter et saboter les plans de paix de la communauté internationale ».

Les attaques ont également été condamnées par l'envoyé spécial des Nations Unies pour le Sahara occidental, Staffan de Mistura, qui a noté que « c'est un moment de dialogue et de négociations, pas d'escalade militaire ».

« Ces attaques soulignent l'urgence de revenir au cessez-le-feu et de négocier une solution politique durable et mutuellement acceptable à ce conflit », a déclaré jeudi le porte-parole du secrétaire général, Stéphane Dujarric, lors d'une conférence de presse.

L'ancienne colonie espagnole a été occupée par le Maroc en 1975 malgré la résistance du Front Polisario, avec lequel elle est restée en guerre jusqu'en 1991, date à laquelle les deux parties ont signé un cessez-le-feu en vue d'organiser un référendum d'autodétermination. Les divergences sur la préparation du recensement et l'inclusion ou non des colons marocains ont empêché sa convocation jusqu'à présent.

La négociation actuelle s'appuie sur la résolution 2797, adoptée par le Conseil de sécurité le 31 octobre 2025 sur proposition des États-Unis. Le texte soutient pour la première fois au plus haut niveau de l'ONU le plan marocain d'autonomie comme base pour une solution négociée au différend.