L'OLAF examine la conduite de Mandelson alors qu'il était commissaire après ses liens avec Epstein


L'ancien commissaire européen et ancien ambassadeur britannique Peter Mandelson rentre chez lui après avoir été arrêté pour ses liens présumés avec Epstein.

– Marcin Nowak / Zuma Press / ContactoPhoto

BRUXELLES, 26 février (EUROPA PRESS) –

L'Office antifraude de l'Union européenne (OLAF) examine la gestion du Britannique Peter Mandelson durant son mandat de commissaire européen entre 2004 et 2008, après que des liens présumés de l'ancien ambassadeur britannique aux Etats-Unis avec le délinquant sexuel Jeffrey Epstein aient été révélés.

Dans le cadre des procédures habituelles, l'Office antifraude doit « analyser toutes les informations reçues susceptibles d'être intéressantes » en vue d'une éventuelle enquête et ce n'est qu'une fois cette évaluation terminée qu'il décide s'il convient ou non d'ouvrir une enquête, précisent les mêmes sources.

Les membres du Collège des commissaires sont soumis aux obligations découlant directement des Traités et aux « obligations éthiques » qui émanent du Code de conduite, a expliqué le porte-parole, après avoir rappelé que Mandelson a occupé pendant quatre ans le portefeuille du Commerce au sein de la Commission Durao Barroso.

« Chaque fois qu'il existe une indication d'un éventuel manquement aux obligations découlant du Code de conduite, la Commission évalue ces éventuels manquements et, si nécessaire, prend les mesures appropriées », explique la source.

Dans ce contexte, et compte tenu des « nouveaux documents récemment publiés », la Commission européenne a pris la décision « d'enquêter et d'évaluer » s'il pourrait y avoir un manquement aux obligations établies par ledit Code.

« Compte tenu des circonstances et de la quantité considérable de documents accessibles au public, la Commission européenne a également demandé le 18 février à l'OLAF d'enquêter sur cette affaire », conclut le porte-parole.