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MADRID, 21 mai. (EUROPA PRESS) –
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a demandé jeudi que l'Union européenne discute de l'adoption de sanctions contre le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, pour « l'enlèvement » et « l'humiliation » des militants de la flottille humanitaire interceptée par Israël alors qu'elle cherchait à acheminer de l'aide à Gaza.
Dans un message sur les réseaux sociaux, Tajani a déclaré avoir demandé au haut représentant de l'UE pour la politique étrangère, Kaja Kallas, de mettre des sanctions contre Ben Gvir sur la table des ministres des Affaires étrangères du bloc après l'énorme polémique générée par la vidéo dans laquelle on le voit réprimander et humilier les membres de la dernière flottille.
Le ministre italien défend l'imposition de sanctions contre Ben Gvir pour « les actes inacceptables commis contre la flottille », après avoir souligné que ses membres ont été « kidnappés dans les eaux internationales » et ont ensuite subi « l'indignation et l'humiliation » lors de leur garde à vue. Tout cela, pour Tajani, « viole les droits de l’homme les plus fondamentaux ».
La demande de l'Italie rejoint celle de l'Espagne, dont le président du gouvernement, Pedro Sánchez, a déclaré mercredi qu'il proposerait des sanctions à l'UE contre le ministre de la Sécurité nationale pour ses images « inacceptables » « humiliant les membres de la flottille internationale ».
« Nous allons faire pression à Bruxelles pour que ces sanctions soient levées de toute urgence au niveau européen », a déclaré Sánchez, après avoir rappelé que Ben Gvir est interdit d'accès au territoire national depuis septembre.
La vidéo du ministre ultra dans lequel il brandit un drapeau israélien et marche parmi des militants internationaux menottés et agenouillés dans le port d'Ashdod, où ils ont été transférés par la marine israélienne, a suscité des critiques tant au niveau international qu'en Israël, après que des membres du gouvernement se sont distancés de la publication et que le Premier ministre lui-même, Benjamin Netanyahu, a désavoué Ben Gvir.
La publication montre des dizaines de militants agenouillés et la tête contre terre entre des agents armés, avec l'hymne israélien en fond sonore, diffusé par haut-parleurs. De plus, le transfert de plusieurs d’entre eux est montré menotté et la tête baissée, ce qui a suscité une vague de critiques.